11 h (version non révisée)
(Onze heures vingt-trois minutes)
La Présidente (Mme Cadet) : À
l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission
des finances publiques ouvertes. Je demande à toutes les personnes dans la
salle de bien vouloir éteindre la sonnerie de leurs appareils électroniques.
Bonjour à tous. C'est un grand plaisir
pour moi, donc, de présider cette séance d'étude détaillée du projet de loi n° 7. Donc, la commission est réunie afin de poursuivre l'étude
détaillée du projet de loi n° 7, comme je viens de le
dire, Loi visant à réduire la bureaucratie, à accroître l'efficacité de l'État
et à renforcer l'imputabilité des hauts fonctionnaires. M. le secrétaire, y a-t-il
des remplacements?
Le Secrétaire : Oui, Mme la
Présidente. M. Laframboise (Blainville) est remplacé par Mme Lachance
(Bellechasse) et Mme Setlakwe (Mont-Royal—Outremont) par M. Morin
(Acadie).
La Présidente (Mme Cadet) : Merci
beaucoup, M. le secrétaire. Donc, lors de l'ajournement de nos travaux, mardi,
nous en étions à l'étude de l'article 374. Mme la ministre, veuillez nous
en faire la lecture, s'il vous plaît.
Mme Duranceau : Oui. Alors, Mme
la Présidente, on va... on va évidemment traiter de l'article 74, mais,
comme on a introduit des amendements un petit peu plus tard, là, dans nos
conversations sur le PL7, on aimerait suspendre pour pouvoir introduire ces
amendements-là puis avoir des conversations avec les membres de l'opposition.
La Présidente (Mme Cadet) : Je
comprends bien. Vous demandez une suspension, je vous l'accorde, Mme la
ministre. Alors, nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 11 h 24)
12 h (version non révisée)
(Reprise à 12 h 19)
La Présidente (Mme Cadet) : Alors,
nous sommes de retour de cette longue période de suspension. Merci pour la
patience de tous nos auditeurs à la maison.
Donc, Mme la ministre, lors de l'ajournement
de nos travaux mardi, lors de la suspension, nous en étions à l'étude de l'article 374.
Mme la Présidente du Conseil du trésor, veuillez nous en faire la lecture, s'il
vous plaît.
Mme Duranceau : Oui, Merci, Mme
la Présidente. Alors, section IV, Plan triennal et rapport annuel sur les
sondages effectués par l'Agence du revenu du Québec, article 374, Loi sur
l'administration fiscale :
374. L'article 69.0.0.3 de la Loi sur
l'administration fiscale (chapitre A-6.002) est modifié par la suppression
de «du premier alinéa».
Bon, la viande, là, sur le sujet va être
plus à, bon, l'article 375, mais j'explique l'esprit, là, des
modifications. Il s'agit d'une modification de concordance avec la modification
faite à l'article 69.0.0.7 de la Loi sur l'administration fiscale pour
retirer à l'Agence du revenu du Québec ses obligations de préparer un plan
triennal des sondages qu'elle entend effectuer et de produire un rapport annuel
sur les sondages effectués, de même que l'obligation de la Commission d'accès à
l'information de rendre un avis sur ce plan et ce rapport.
Alors, en d'autres mots...
• (12 h 20) •
M. Beauchemin : ...
Mme Duranceau : OK. Puis
peut-être que je laisserai... Mme...
Une voix : ...
Mme Duranceau : ...Me
Corriveau... Geoffroy-Corriveau, compléter. Mais, depuis 2000 à peu près,
depuis les années 2000...
Mme Duranceau : ...il y a
cette obligation-là qui existe parce que la Commission d'accès à l'information
voulait avoir accès en amont au sondage qui était fait annuellement auprès des
employés, parce que c'était relativement nouveau d'utiliser des sondages à
l'époque, puis là on voulait s'assurer que, bon, c'était fait de la bonne
manière puis qu'est-ce qui allait être sondé. Ça fait que c'est pour ça. Puis
donc l'Agence du revenu, elle, faisait... je pense, fournissait l'information
dans son... de manière triennale, en plus de fournir un rapport. Puis là, bien,
en pratique, ce n'est comme plus trop une... Jje ne veux pas dire priorité
parce que les sondages sont encore faits, mais ce n'est plus des demandes de la
Commission d'accès à l'information. La pratique a un peu évolué puis c'est ça
qu'on veut refléter. Est-ce Me Corriveau...
La Présidente (Mme Cadet) :
Oui, vous devez vous identifier, Me Corriveau, avant que je vous donne le
droit de parole. Donc, est-ce qu'il y a consentement, d'abord?
Des voix : ...
La Présidente (Mme Cadet) :
Consentement de la part de l'opposition. Vous pouvez vous identifier.
Mme Geoffroy-Corriveau
(Anne-Pierre) : Merci, Mme la Présidente. Donc, Anne-Pierre
Geoffroy-Corriveau, je suis légiste à l'Agence du revenu du Québec. Effectivement,
comme la ministre l'a expliqué, le plan triennal, c'est pour planifier les
sondages qui vont être effectués dans les trois prochaines années. C'est une
planification assez macro. Donc, c'est plutôt des grands sujets qui pourront
être abordés en sondage. Et le rapport annuel, c'est une reddition de comptes
sur ce qui a été fait dans l'année par rapport au plan triennal. Ce qu'il faut
comprendre, c'est que c'est les sondages qui sont faits vraiment dans le but de
connaître les attentes et la satisfaction des clientèles envers l'agence, les
lois et les programmes qu'elle administre. Donc... puis c'est quand il y a de
l'utilisation de renseignements confidentiels. Donc, ça prend ces critères-là
pour entrer.
M. Beauchemin : ...
Mme Geoffroy-Corriveau
(Anne-Pierre) : Il faut qu'il y ait l'utilisation, la collecte de
renseignements confidentiels.
La Présidente (Mme Cadet) : Parfait.
M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Donc... ça
fait que j'essaie juste de comprendre, c'est juste ça que j'essaie de faire.
Les sondages, si j'ai bien compris, vont continuer à être faits?
Mme Duranceau : Oui...
M. Beauchemin : Mais là on ne
veut pas...
Mme Duranceau : Non, mais les
sondages vont... tu sais, c'est administratif, ça, c'est au niveau de la
gestion. Les sondages vont continuer d'être faits, mais on retire l'obligation
à l'Agence du revenu de préparer un plan triennal des sondages. Penses-y. Tu
sais, trois ans d'avance, qu'est-ce que je vais sonder l'année 3? Tu sais, il y
a des choses, oui, que tu sondes à chaque fois, mais...
M. Beauchemin : Mais est-ce
qu'on fait un exercice de se dire : OK, on a sondé ça dans la dernière
année, ça vaudrait peut-être la peine de modifier? Il y a-tu comme... Parce
que, là, si on fait un plan triennal, on s'assoit, on pense à ce qu'on veut,
puis là on exécute. Ça fait que, là, on ne fait pu de plan triennal? Il n'y a
plus de plan? Il n'y aura plus de plan?
Mme Duranceau : Bien là, il
n'y aura plus... peut-être qu'en pratique, ils vont le faire, mais là ça ne
sera plus une obligation en vertu de la loi. Puis honnêtement, je suis pas sûre
que...
M. Beauchemin : Bien,
c'est-tu possible qu'ils décident de juste poser les mêmes questions ad vitam
eternam puis «that's it that's all» ou... tu sais, s'il n'y a pas de plan? Si
on ne modifie pas, si on s'adapte pas à la clientèle, la clientèle se plaint
que, je ne sais pas, moi, l'Internet existe puis on est encore avec des fax...
je dis ça de même, là.
Mme Duranceau : Un exemple.
M. Beauchemin : Exemple, tu
sais. Bien, c'est pour ça que je pense que le concept de faire des plans est
une bonne idée. Peut-être pas triennal, je comprends, là, mais faire des plans.
Mme Duranceau : Bien, j'ai
quelqu'un qui peut commenter sur ça, sur le plan plus opérationnel.
La Présidente (Mme Cadet) :
Oui, y a-t-il consentement, M. le député de Marguerite-Bourgeoys?
M. Beauchemin : ...
La Présidente (Mme Cadet) : Oui.
Veuillez vous identifier, s'il vous plaît.
M. Mongbe (Gérard) : Gérard
Mongbe, je suis conseiller stratégique en protection des renseignements confidentiels.
En fait, un peu comme on le disait, concrètement, il est difficile pour nous...
M. Beauchemin : ...
M. Mongbe (Gérard) : Pour la
ville de Québec.
M. Beauchemin : OK, d'accord.
M. Mongbe (Gérard) :
Concrètement, il est difficile, en 2026, de savoir, en 2029, exactement,
spécifiquement, les sondages qu'on va faire. Alors, ce qu'on fait dans le plan
triennal, c'est qu'il y a des grandes catégories de sondage, et les sondages
qui s'inscrivent dans l'année, donc, s'inscrivent dans ces catégories. Ça ne
change pas. On présentera toujours ces sondages-là, seulement que ça ne sera
plus de façon triennale, il y aura toujours les grandes catégories.
M. Beauchemin : Qu'est-ce que
vous voulez dire par grandes catégories? Parce que si je comprends ce que vous
me dites là, c'est qu'on est toujours à l'affût des potentiels changements
d'humour de la clientèle, par exemple, on veut sonder ça aussi. Est-ce que...
J'essaie de comprendre?
M. Mongbe (Gérard) : Oui, en
fait, ce dont on parlait, ça, c'est une catégorie de sondage qui porte sur les
attentes de la clientèle et la perception de la clientèle, la satisfaction de
la clientèle. Il y a d'autres types de sondage. En fait, la disposition qui...
dont demande modification, cette disposition, elle vise uniquement ce type de
sondage pour lequel il faut faire un plan triennal, mais... pour tous les
autres et, en fait, un peu comme on l'avait indiqué, ça vise les... en fait,
les sondages qui utilisent des renseignements confidentiels. Alors, c'est à cet
égard qu'on fait actuellement un plan triennal. Ce qu'on propose...
M. Mongbe (Gérard) : ...c'est
de... toujours de planifier nos sondages dans ces grandes catégories, mais
seulement au niveau de la démarche qui vise à demander au préalable un avis de
la CAI et puis déposer. C'est cela que... c'est sur ça qu'on joue.
M. Beauchemin : OK. Je ne
suis pas sûr de... je ne suis pas sûr d'exactement comprendre. Ça fait que,
grosso modo, là, on a encore... Merci, mais je ne suis pas sûr d'exactement
comprendre. Ça fait que, là, on a encore la nécessité de refaire les... ou de
continuer à faire des sondages, là, je pense que ce n'est plus une question de
plan, là, ça devient un rituel annuel. C'est correct, là, ça répond à ma
première question, mais là on a ajouté un volet, puis j'essaie de comprendre.
Ça fait que... qu'est-ce qu'on enlève? On enlève l'obligation de démontrer
qu'on voulait planifier de faire quelque chose?
Mme Geoffroy-Corriveau
(Anne-Pierre) : ...de la planification et de la reddition de comptes.
Évidemment, en saine gestion, on va continuer de planifier puis rendre compte,
mais le formalisme, l'avis de la CAI, le dépôt à l'Assemblée nationale, ça...
c'est ça qu'on propose de supprimer. Mais l'exercice de faire des sondages puis
de se questionner sur nos sondages, on continue, on ne touche pas à ça.
M. Beauchemin : Quand on
déposait à l'Assemblée nationale, on déposait quoi?
Mme Geoffroy-Corriveau
(Anne-Pierre) : Le plan triennal et le rapport annuel sont déposés à
l'Assemblée nationale.
M. Beauchemin : Puis le
rapport annuel va-t-il être déposé à l'Assemblée nationale si on enlève ce que
vous dites?
Mme Geoffroy-Corriveau
(Anne-Pierre) : Le prochain rapport, techniquement, ce n'est pas
encore dû, ça fait que ça dépend de l'issue.
M. Beauchemin : Je comprends,
mais, je veux dire, là, on parle parce que... On vient de rajouter un autre
ingrédient, on parle du rapport. Le rapport, il va faire le rapport de quoi,
des sondages?
Mme Geoffroy-Corriveau
(Anne-Pierre) : Oui
M. Beauchemin : Ça, ça va
continuer à être déposé à l'Assemblée nationale?
Mme Geoffroy-Corriveau
(Anne-Pierre) : Non. On propose l'abolition des deux documents.
Mme Duranceau : Ça va être en
ligne. C'est la pratique. On le met-tu déjà en ligne?
Mme Geoffroy-Corriveau
(Anne-Pierre) : Sur Internet, on trouve beaucoup d'informations, puis,
dans le rapport annuel de gestion aussi, on en parle, de nos résultats de sondage.
M. Beauchemin : OK. Puis, Mme
la ministre, pourquoi qu'on fait ça encore?
Mme Duranceau : L'efficacité
de l'État?
M. Beauchemin : OK,
d'accord. Puis j'essaie juste de comprendre, là, parce que...
Mme Duranceau : Non, mais, tu
sais, c'est de l'information qui est disponible, c'est une pratique, on
n'oublie pas. C'est ça, on est un petit peu victimes de plein de lois qu'on a
mis ou de règlements qu'on a mis en œuvre, qui devaient l'être au moment où ça
a été fait, mais là, à partir du moment où ça fait 25 ans, là, qu'on en fait,
des sondages puis que c'est une bonne pratique de gestion, reconnue tant dans
le public que dans le privé, bien là, on est-tu obligé de faire un rapport
triennal qu'on va déposer, qu'on va faire... qu'on va écrire, qu'on va faire
corriger, qu'on va faire valider, puis qu'après ça... après ça, on fait un
rapport annuel sur ce qu'on a fait dans l'année d'avant? Je veux dire, bonnes
pratiques de gestion, c'est en vigueur, c'est bien assimilé, c'est sur le site
Internet.
M. Beauchemin : ...le
ministre...
Mme Duranceau : J'aimerais
vous voir dans mon siège, voir ce que vous pourriez...
M. Beauchemin : On peut
switcher, si vous voulez.
Mme Duranceau : ...voir ce
que vous pourriez recommander.
M. Beauchemin : On peut
switcher, si vous voulez, ça ne me dérange vraiment pas. Mais le ministre, là,
le ministre, quand est-ce qu'il va avoir cette information-là? Là, il faut-tu
que le ministre aille chercher lui-même sur le site Internet?
Mme Duranceau : ...rapport de
gestion, le rapport annuel de gestion, celui-là, on ne l'a pas aboli, hein,
encore, on n'abolira pas ça. Mais, dans le rapport annuel de gestion, tu as un
sommaire des sondages qui... ça fait que le ministre, il a toujours accès à
l'information de son... des entités qui sont sous sa gouverne.
M. Beauchemin : J'essaie
juste de comprendre puis...
Mme Duranceau : Puis pendant
ce temps là...
M. Beauchemin : Moi, je suis
nouveau, là.
Mme Duranceau : Non, non.
M. Beauchemin : J'essaie juste
de comprendre comment que le gouvernement... Là, je le vois, maintenant, les
oppositions, s'ils veulent avoir accès à cette information-là, il faut qu'on
développe le réflexe, parce qu'actuellement on ne l'a pas, on attendait que ce
soit déposé.
Mme Duranceau : Bien, je ne
suis pas sûre que vous attendiez ça avec impatience, là.
M. Beauchemin : Tout ce qui
est déposé par le gouvernement est lu avec attention.
Mme Duranceau : Oui. Oui oui,
mais là, écoute, c'est dans le rapport de gestion, qui, lui est déposé.
M. Beauchemin : Un jour, quand
on va changer de siège, vous allez...
Mme Duranceau : C'est dans le
rapport de gestion qui est déposé tout de même annuellement. Là, après ça,
j'imagine, tu peux faire une demande d'accès à l'information si tu veux aller
dans le détail des sondages, tu sais, c'est possible.
• (12 h 30) •
La Présidente (Mme Cadet) :
...interventions?
M. Beauchemin : Non.
Mme Cadet : Parfait, donc,
merci beaucoup, Me Geoffroy-Corriveau... maître... monsieur... Donc, je ne vois
pas d'autre intervention, alors nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce
que l'article 374 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Cadet) : Parfait.
Merci beaucoup. Mme la ministre, veuillez faire la lecture de l'article 375.
Mme Duranceau : Oui.
Donc : L'article 69.0.0.7 de cette loi est modifié par la suppression de
ce qui suit le premier alinéa.»
Alors, c'est dans la veine, là, de ce
qu'on vient de discuter.
M. Beauchemin : ...allez-y,
madame... donnez-moi la parole.
La Présidente (Mme Cadet) : Non,
M. le député de Marguerite-Bourgeoys, vous pouvez y aller.
M. Beauchemin : Merci, Mme la
Présidente. Bien là, qu'est-ce qu'on fait exactement en faisant ça... bien, en
disant ça : On supprime le premier alinéa? Je comprends qu'on supprime...
12 h 30 (version non révisée)
M. Beauchemin : ...le premier
alinéa, mais...
Des voix : ...
M. Beauchemin : Qu'est-ce qui
est différent par rapport à ce qu'on disait il y a deux minutes, là?
Mme Duranceau : Bien, en
fait, il n'y a rien de différent, là. C'est que cet article-là retire à l'Agence
du revenu ses obligations de préparer un plan triennal des sondages qu'on... qu'elle
entend effectuer, puis de produire le rapport annuel. Puis là, je regarde la
comparaison. Ah! C'est ça. C'est la concordance. Ça fait que c'est... a, deux,
trois, quatre, cinq, de 69.0.0.7. C'est petit alinéa e. C'est-tu ça? C'est
compliqué, là, les alinéas puis les paragraphes. Mais...
Des voix : ...
M. Beauchemin : Donc, en
enlevant ça, on active. En enlevant ça, on...
Mme Duranceau : Oui, c'est
ça. Ça fait que le e, là, ce que ça dit, c'est :
«La réalisation de sondages ayant pour
objet de connaître les attentes des personnes et leur satisfaction à l'égard
des lois et programmes relevant de l'administration de l'agence, pour autant qu'en
ce qui a trait à... à une loi, à un chapitre ou à un programme prévu au
paragraphe b ces sondages ne s'adressent qu'aux personnes qui sont visées par
cette loi, ce chapitre ou ce programme.»
Puis là, après, il y avait quatre paragraphes...
quatre alinéas :
«Pour les fins mentionnées au paragraphe e
du premier alinéa, l'agence dresse un plan triennal des sondages qu'elle entend
effectuer qui impliquent l'utilisation de renseignements contenus dans un
dossier fiscal. Elle soumet ce plan à la Commission d'accès à l'information
pour avis. La Commission d'accès à l'information émet un avis sur ce plan dans
les 60 jours de la réception de celui-ci. En cas d'avis défavorable de la
Commission d'accès à l'information, ce plan peut être soumis au gouvernement
pour approbation. Le plan triennal, accompagné de l'avis de la Commission d'accès
à l'information et, le cas échéant, de l'approbation du gouvernement est déposé
à l'Assemblée nationale dans les 30 jours de cet avis ou de cette approbation,
si l'Assemblée nationale est en session ou si elle ne siège pas dans les 30 jours
de la reprise de ses travaux. L'agence prépare annuellement un rapport sur les
sondages effectués. La Commission d'accès à l'information émet un avis sur ce
rapport dans les 60 jours de la réception de celui-ci. Le... Le rapport
accompagné de l'avis est déposé à l'Assemblée nationale dans les 30 jours
de cet avis, si l'Assemblée est en session ou si elle ne siège pas dans les 30 jours
de la reprise des travaux.»
Alors, on constate que c'est tout de même
assez lourd comme processus pour une affaire qui était en vigueur dans les
bonnes pratiques de gestion depuis plus de 20 ans. Alors, comme vous avez
dit, on enlève le formalisme de l'histoire.
M. Beauchemin : ...d'avoir
fait cette lecture.
Mme Duranceau : Oui, ça a été
éclairant, je pense.
M. Beauchemin : Bien oui.
Bien oui.
La Présidente (Mme Cadet) : ...de
Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Merci.
La Présidente (Mme Cadet) : Parfait.
Je n'en vois pas d'autre. Mme la ministre, c'est complet de votre côté aussi?
Parfait. Alors, ne voyant pas d'autre intervention, nous allons procéder la
mise aux voix. Est-ce que l'article 375 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Cadet) : Merci.
Mme la ministre. Article 376.
Mme Duranceau : L'article 69.0.0.8
de cette loi est modifié par la suppression de «du premier alinéa». Alors, il s'agit
d'une modification de concordance avec la modification faite à l'article 69.0.0.7
de la Loi sur l'administration fiscale, toujours pour retirer les obligations
de préparer le plan triennal et, par la suite, le rapport annuel.
La Présidente (Mme Cadet) : ...la
ministre, pour vos remarques explicatives. M. le député de
Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : OK. Puis la
différence entre ce qu'on fait là puis ce qu'on vient juste de lire? Il n'y en
a pas.
Mme Duranceau : Non. C'est
vraiment de la concordance.
Une voix : ...
Mme Duranceau : Ah! OK. Bon.
Parce que, là, il semble que, comme il n'y a plus cinq alinéas, on ne peut plus
référer au premier alinéa. Ça fait qu'«un renseignement provenant d'un dossier
fiscal qui est utilisé pour une fin prévue à l'un des paragraphes b à b.3 du
premier alinéa de l'article 69.0.0.7 et qui est inclus dans un dossier
constitué à l'une de ces fins n'est pas assujetti aux règles prévues à la
présente section.» Ça fait qu'il faut enlever la référence à «du premier
alinéa». En tout cas, c'est de l'histoire de sous-alinéas, alinéas,
paragraphes. Là, c'est pour référer aux bons.
M. Beauchemin : Merci.
La Présidente (Mme Cadet) : Merci.
C'est complet?
Mme Duranceau : C'est
complet.
La Présidente (Mme Cadet) : Voilà.
Alors, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 376
est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Cadet) : Parfait.
Merci. Mme la ministre. Article 377.
Mme Duranceau : Alors, même
logique. L'article 69.9 de cette loi est modifié par la suppression, dans
le paragraphe C du premier alinéa, de «du premier alinéa». Alors, toujours de
la concordance suite à ce qu'on a fait précédemment.
La Présidente (Mme Cadet) : Donc,
les mêmes explications. M. le député de Marguerite-Bourgeoys...
M. Beauchemin : ...ça fait
qu'on ajoute «ou de devoir prévoir ou de mettre à jour les modifications
retenues pour assurer le suivi de la stratégie, les autres mécanismes et moyens
qui y sont prévus pour surveiller ou mesurer les...» OK.
La Présidente (Mme Cadet) : ...
M. Beauchemin : Mais je
lisais, page 1040, là.
La Présidente (Mme Cadet) : De
la loi?
M. Beauchemin : Oui, le texte
proposé, là, pour... Excusez, je ne suis pas à la bonne place. D'accord,
excusez.
La Présidente (Mme Cadet) :
C'est bon?
M. Beauchemin : Oui.
Une voix : ...
La Présidente (Mme Cadet) : Donc,
parfait. Alors, mise aux voix de l'article 377. Est-il adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Cadet) : Merci
beaucoup, Mme la ministre, veuillez faire la lecture de l'article 378.
Mme Duranceau : Oui, merci.
Alors, on change de sujet. Section V
Changement à la stratégie de développement
durable... Non, non, on continue. Article 378 La Loi sur le développement
durable
378. L'article 7 de la Loi sur le
développement durable est modifié par la suppression de la dernière phrase du
deuxième alinéa.
Alors, la... la phrase qu'on... qu'on
supprime, c'est «La stratégie prévoit en outre les mécanismes ou les moyens
retenus pour en assurer le suivi.» Alors, je vais lire le commentaire qui va
nous dire un peu ce que cette... ce bout de phrase sous-entendait.
L'article 378 du projet de loi propose par
la... propose la modification à l'article 7 de la Loi sur le développement
durable afin de permettre une plus grande agilité au gouvernement dans sa
capacité de faire évoluer la stratégie de développement durable au cours de son
existence. La modification proposée doit être, en... la modification proposée
doit en effet être lu avec la modification proposée par l'article 379 du projet
de loi, donc le prochain.
Cet article propose la modification de
l'article 9 de la Loi sur le développement durable, afin de prévoir qu'entre
les périodes de révision périodique de la stratégie de développement durable
prévue aux cinq ans, le gouvernement puisse apporter des changements à celle-ci
en vue de prévoir ou de mettre à jour les mécanismes ou les moyens pour en
assurer le suivi.
En modifiant le deuxième alinéa de
l'article 7, comme proposé par l'article 378 du projet de loi. On évite que la
stratégie de développement durable doive obligatoirement prévoir ces mécanismes
et moyens dès son adoption ou à chaque révision quinquennale. Ces mécanismes et
moyens de suivi peuvent, en effet, ne pas être facilement identifiables lors de
l'établissement des grands objectifs de la stratégie. Le gouvernement doit de
plus être en mesure de raffiner ses mécanismes et moyens avec le temps, en
regard de l'application de la stratégie qui est faite par l'administration, et
ce, sans avoir à passer par le mécanisme de révision quinquennale de la
stratégie prévue à l'article 10 de la Loi sur le développement durable.
Alors là, on va demander à notre
représentant du ministère de l'Environnement de nous donner un exemple concret
de ça.
La Présidente (Mme Cadet) :
Parfait, est-ce qu'y a-t-il y a-t-il consentement, M. députée de
Marguerite-Bourgeoys?
M. Beauchemin : Consentement.
La Présidente (Mme Cadet) :
D'accord, Monsieur, vous devez vous identifier, s'il vous plaît.
M. Dumont (Jean-Pascal) : Oui.
Jean-Pascal Dumont, directeur par intérim du Bureau de coordination
dedéveloppement durable au ministère de l'Environnement.
La Présidente (Mme Cadet) : Merci
beaucoup, vous pouvez y aller.
• (12 h 40) •
M. Dumont (Jean-Pascal) : Oui,
donc, comme la... Mme la ministre le mentionnait, cet article... cet article de
la loi, cette modification là vient à clarifier une ambiguïté qu'il y avait par
rapport à l'interprétation légale de qu'est-ce qu'une révision ou une
modification d'un élément bien précis de la mise en œuvre de la stratégie
gouvernementale de développement durable, qui est les mécanismes de suivi ou
les moyens dont on suit la stratégie.
La stratégie, c'est une stratégie
gouvernementale, donc, à l'échelle du gouvernement du Québec, 110 ministères et
organismes sont amenés à y contribuer. Donc, comme c'est une stratégie
gouvernementale, elle est révisée minimalement aux cinq ans. Ceci étant dit,
lorsqu'on met en place la stratégie, orientation dans un premier temps, une
vision, et par la suite, des objectifs, mais sur une période de cinq ans et
pour une période... et pour une stratégie de cette ampleur là, il est difficile
de prévoir en amont tous les mécanismes de suivi, par exemple, des indicateurs
de performance aux objectifs qu'on voudrait mettre en place en amont, puis
lorsqu'on publie la stratégie, souvent, par la suite, lorsqu'elle est publiée,
on va mettre en place des indicateurs ou on va peaufiner des indicateurs. Donc,
ce qui est proposé ici, c'est de clarifier, parce que, comme Mme la ministre le
disait, une révision, c'est un processus qui est complet, donc une révision de
la stratégie, ça implique une commission parlementaire puis, aussi, un dépôt de
la stratégie ou de la révision de la stratégie par le premier ministre à
l'Assemblée nationale, tandis qu'il y a une modification, elle peut se faire
par décret ministériel. Ce qui veut dire que maintenant, par rapport aux
mécanismes de suivi...
M. Dumont (Jean-Pascal) : ...de
la stratégie, on peut... il n'y a plus d'ambiguïté, c'est clair. Donc, on peut
changer, faire évoluer ces mécanismes-là de suivi à travers... à travers un
décret. Ça amène à une clarté dans un premier point, donc il n'y a plus
d'ambiguïté par rapport à est-ce que c'est une révision ou une modification? Il
n'y a plus d'ambiguïté, d'interprétation légale, puis ça amène un deuxième
point, c'est l'agilité. Donc, on n'a plus besoin de se poser ces questions-là
en amont. On peut travailler à améliorer le cadre de suivi de la stratégie,
comme on élimine cette ambiguïté-là, il n'y a pas besoin de passer en amont par
une étape où on demande l'avis de juristes, à savoir est-ce une révision ou une
modification? Donc, on vient se donner l'agilité pour être mieux à même
d'évaluer puis faire le suivi de notre stratégie à travers le temps, les cinq
ans, jusqu'à tant qu'elle soit révisée officiellement.
La Présidente (Mme Cadet) : Merci
beaucoup. M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Très bonne
explication, merci. Il y a... Il y a dû y avoir, de par le passé, des moments
où c'est devenu problématique, cette situation-là, est-ce que vous avez des
exemples de ce que ça crée?
Mme Duranceau : Bien, il me
semble que c'est une question plus juridique.
M. Beauchemin : Avec des
exemples. Avez-vous un exemple? Un exemple quand ça n'a pas marché, là.
La Présidente (Mme Cadet) :
Donc, allez-y, monsieur... M. Dumont, est-ce que vous voulez y aller ou est-ce
que vous souhaitez qu'un tiers prenne parole?
Mme Duranceau : Pratico-pratique,
qu'est-ce que ça... dans le quotidien.
M. Dumont (Jean-Pascal) : Pratico-pratique,
bien, c'est... Lors de la dernière stratégie, donc on... avec la stratégie,
s'inscrit avec elle un cadre de suivi, un cadre d'indicateurs. Donc, si on
voulait... on s'est posé la question, parce qu'on avait besoin de bonifier,
peaufiner certains indicateurs ou même en ajouter parce qu'il y a un contexte
statistique, des indicateurs, parfois on n'est plus capable de les suivre, il
faut les faire évoluer. Bien, par rapport au cadre d'indicateurs, donc, ces
indicateurs-là, on voulait en ajouter et là, le fait d'en ajouter, on était
obligé de faire une demande d'avis juridique, à savoir d'ajouter des
indicateurs au cadre de suivi, est-ce que ça consistait en une révision ou une
modification de la stratégie? Seulement pour ajouter des indicateurs de suivi à
la stratégie.
M. Beauchemin : La conclusion
à cet exercice-là, c'était quoi?
M. Dumont (Jean-Pascal) : La
conclusion à cet exercice-là, c'est que c'était une interprétation, puis
c'était une modification, mais ça découlait d'une interprétation sur lequel il
y avait encore une certaine ambiguïté, à savoir est-ce que c'est une révision
ou une modification. Là, avec ce qu'on vient faire, c'est clair, c'est une
modification, donc on...
M. Beauchemin : Le temps de
faire ça puis que finalement, en bout de piste, on a... on l'a ajouté. OK, je
comprends.
Mme Duranceau : Puis là,
après ça, tu sais, c'est toute une question de quel risque je suis prêt à
prendre, là. Puis là je ne veux pas prendre de risque, alors là, on tergiverse
sur la question ou c'est tu quoi, je m'assume, je change l'indicateur, puis, tu
sais, j'en rajoute un parce que je veux mieux suivre les affaires, qui va me
targuer d'avoir pris une mauvaise décision là-dessus, puis de ne pas être
retourné à l'Assemblée nationale pour suivre une affaire de plus? Mais bon,
c'est ça qu'on veut éviter.
M. Beauchemin : Oui, je le
comprends. C'est juste des fois, tu sais, comme pour en arriver à mettre
l'analyse d'une variable... l'analyse d'une variable dans un projet, tu sais,
il y a du monde qui ont fait du lobbying pour se rendre à faire ça, pour faire
que cette variable-là soit incluse dans l'analyse, disons, OK, là on peut la
modifier, c'est correct, il y a-tu un... il y a un rapport qui va être écrit
sur pourquoi qu'on a fait cette modification, on en a enlevé une, on a remplacé
par une autre. Il y a-tu comme quelque chose... il y-a-tu comme un suivi,
quelqu'un va vouloir faire le...
Mme Duranceau : ...mettons.
M. Beauchemin : Quelqu'un va vouloir
faire l'autopsie du pourquoi qu'on a passé à travers. Parce qu'il y avait du
monde qui avait un parti-pris pour que ça soit absolument telle variable qui
soit analysée. Là on fait un changement, puis celle-là, c'est une autre ou on
en a ajouté une autre ou, peu importe, mais il y-a-tu comme une autopsie qu'on
peut suivre ce qui s'est passé avec le cadavre?
M. Dumont (Jean-Pascal) : Oui,
donc lorsque la stratégie est déposée, elle est entérinée habituellement avec
un cadre de suivi qui peut évoluer, ce cadre de suivi là est élaboré en
partenariat avec l'Institut de la statistique du Québec, donc tous les
indicateurs sont publics sur le site de l'ISQ ou réfèrent vers le site
Québec.ca où la stratégie est hébergée. Donc, ça, c'est un. Et également il y a
des bilans périodiques de l'évolution de la stratégie dans laquelle on peut
suivre, justement, ces indicateurs-là, entre autres choses.
M. Beauchemin : Parfait.
C'est bon. Ça répond à mes questions.
La Présidente (Mme Cadet) : Merci
beaucoup. C'est... c'est complet de votre côté, M. Dumont? Merci beaucoup.
Alors, ne voyant pas d'autre intervention, est-ce que l'article 378 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Cadet) : Merci
beaucoup. Mme la ministre, veuillez faire la lecture de l'article 379, s'il
vous plaît.
Mme Duranceau : OK. Parfait.
Donc, l'article 379 : L'article neuf de cette loi est modifié par
l'insertion, à la fin du troisième alinéa de «ou de... de prévoir ou de mettre
à jour les indicateurs retenus pour assurer le suivi de la stratégie ou les
autres mécanismes et moyens qui...
Mme Duranceau : ...qui y sont
prévus pour surveiller ou mesurer les progrès réalisés dans les domaines
économique, social et environnemental.»
Alors là, on vient ajouter ce que ça nous
prend dans le texte de loi pour refléter ce qu'on vient de se dire.
La Présidente (Mme Cadet) : Merci
beaucoup, Mme la ministre. M. député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Moi, je suis
fonctionne avec un exemple.
Mme Duranceau : ...c'est les
indicateurs. Vous voulez un exemple, là? Quand... Un exemple d'indicateurs de
suivi qu'on aurait... auxquels on n'aurait pas pensé au début puis que, oups,
en cours de route, on se rend compte qu'il serait pertinent de l'avoir.
M. Dumont (Jean-Pascal) : ...c'est
ça, la stratégie sur une durée de cinq ans, cinq ans, c'est long lorsqu'on
analyse les enjeux de développement durable, économique, social et
environnemental. Donc, c'est important aussi de s'adapter au contexte sociétal
dans lequel oeuvre la stratégie. Si je prends un exemple avec la stratégie,
donc stratégie gouvernementale de développement durable, par exemple, le
gouvernement du Québec s'inscrit dans les meilleures pratiques internationales pour
la protection de la biodiversité, signe des accords, met en place une stratégie
liée à la biodiversité, donc on ajoute... comme la biodiversité fait partie de
l'environnement, l'environnement, un pilier du développement durable, on
pourrait venir ajouter une variable visant à l'avancement de la biodiversité ou
de la protection de la biodiversité, qui s'inscrit dans cette stratégie-là pour
assurer la cohérence gouvernementale entre les deux stratégies.
La Présidente (Mme Cadet) : M.
le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : C'est beau.
La Présidente (Mme Cadet) : C'est
beau. Parfait. Alors, est-ce que l'article 379 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Cadet) : Merci.
Mme la ministre, l'article 380.
Mme Duranceau : L'article 10
de cette loi est modifié :
1° par le remplacement du premier alinéa
par le suivant :
«La stratégie de développement durable,
toute révision périodique de celle-ci ainsi que tout changement apporté à la
stratégie sont diffusés et rendus accessibles, notamment selon les conditions
et de la manière que le gouvernement juge appropriées.»;
2° par le remplacement, dans le deuxième
alinéa, de «Elles» — au pluriel — par «La stratégie de développement durable et
toute révision périodique de celle-ci».
Alors, commentaire : Les
modifications proposées par l'article 380 du projet de loi visent à
s'assurer qu'à l'instar de la stratégie de développement durable et de toute
révision périodique de celle-ci, tout changement à la stratégie soit aussi
diffusé et rendu accessible selon les conditions et de la manière que le
gouvernement juge appropriées.
La Présidente (Mme Cadet) : M.
le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Merci. Ça
fait que, là, maintenant, quand on regarde le texte proposé, on enlève le
premier paragraphe, on le remplace par...
Mme Duranceau : On ajoute
la... C'est le même texte, mais on ajoute «ainsi que tout changement apporté».
M. Beauchemin : «Que tout»...
OK.
Mme Duranceau : On aurait pu
faire un «track change» un peu différent, là.
M. Beauchemin : Oui, je dis
ça de même, mais c'est vrai qu'on aurait juste pu faire ça. OK, correct.
Mme Duranceau : Non, oui?
M. Beauchemin : Non? Bien, je
ne sais pas, là, on aurait économisé de l'encre.
Mme Duranceau : Écoutez,
M.... Je vous le dis, hein, l'efficacité de l'État, c'est... c'est un travail
qui...
M. Beauchemin : Ça commence
par l'exemple.
Mme Duranceau : C'est un
travail qui est de longue haleine. OK. Est-ce qu'on peut passer, par mesure
d'efficacité, au prochain article?
M. Beauchemin : Oui.
Mme Duranceau : Merci.
La Présidente (Mme Cadet) : Parfait.
Alors, c'est complet. Est-ce que l'article 380... Je comprends qu'il n'y a
pas d'autre intervention sur le fond. Alors, est-ce que l'article 380 est
adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Cadet) : Parfait.
381. Mme la ministre.
• (12 h 50) •
Mme Duranceau : Oui. Alors,
je lis ça lentement, là maintenant, section VI, Forestier en chef — bonjour —
Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier : 381.
L'article 45 de la Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier
est modifié :
1° par l'ajout, à la fin du deuxième
alinéa, de la phrase suivante :
«Le processus de sélection ne s'applique
pas au forestier en chef dont le mandat est renouvelé.»; puis
2° par le remplacement, dans le troisième
alinéa... «de cinq» par «d'au plus cinq».
Alors, on est dans un tout autre sujet.
La Présidente (Mme Cadet) : ...les
fins de transcription que c'est «de "de cinq" par "d'au plus
cinq"».
Mme Duranceau : Ah! désolée,
vous avez raison.
La Présidente (Mme Cadet) : Vous
pouvez poursuivre, Mme la ministre, avec vos commentaires.
Mme Duranceau : Bon.
Commentaire. Cette modification prévoit que le processus de sélection établi
aux fins de la nomination d'une personne au poste de forestier en chef ne
s'applique pas en cas de renouvellement. Elle prévoit également que la
nomination peut être...
Mme Duranceau : ...pour
une période de moins de cinq ans. Donc...
M. Beauchemin : ...elle
peut aussi être de cinq ans.
Mme Duranceau : Oui,
effectivement.
M. Beauchemin : Puis là,
on voulait l'avoir moins de cinq ans parce que... ici, on parle de
renouvellement, c'est ça? Ça fait que pourquoi qu'on... qu'on veut se donner
cette flexibilité-là de renouveler pour moins que cinq ans?
Mme Duranceau : Il faut
lire le texte. Puis peut-être je laisserai... Mais, si on lit le texte de
l'article 45, le deuxième alinéa : «Le gouvernement nomme une
personne à ce titre, donc au titre de forestier en chef, qu'il choisit parmi au
moins trois personnes ayant fait l'objet d'un avis favorable de la part d'un
comité au terme d'un processus de sélection établi par le gouvernement. Ce
comité est composé de trois membres nommés par le gouvernement.» Alors, on
vient dire : «Le processus de sélection ne s'applique pas au... au
forestier en chef, dont le mandat est renouvelé.» Alors, c'est que même quand
il y avait un renouvellement... je ne sais pas si c'était clair ou pas clair,
mais il fallait repasser par un processus où tu formes un comité, tu as trois
personnes...
M. Beauchemin : ...quand
on extensionne de... que le mandat finit après cinq ans? J'essaie juste de
comprendre. Là, quelqu'un qui... qui a le mandat de cinq ans, il faut quand
même qu'il y ait une documentation à quelque part pour le justifier, qu'on
l'extensionne pour cinq ans.
Mme Duranceau : Bien,
j'imagine, probablement qu'il est bon, si on décide de le garder.
M. Beauchemin : Sûrement,
mais, tu sais, y a-tu une évaluation? Y a-tu comme...
Mme Duranceau : Ça va
être un processus des... là, je ne vais pas m'avancer trop. Je vais laisser les
experts répondre.
La Présidente (Mme Cadet) :
Donc, consentement? Consentement, M. le député...
M. Beauchemin :
Consentement. Merci.
La Présidente (Mme Cadet) :
Parfait, donc vous devez vous identifier.
M. Tremblay-Parent
(Gabriel) : ...je suis avocat pour le ministère de la Justice. Bien,
en fait, il va y avoir un décret, là, qui va être pris pour...
Mme Duranceau : ...
M. Tremblay-Parent
(Gabriel) : Exactement, un décret de nomination, là, comme pour tout
sous-ministre associé, là, qui va confirmer le renouvellement du mandat du
forestier en chef.
M. Beauchemin : Oui, ce
n'était pas ma question, par exemple, ça, je comprends que c'est le processus,
mais ma question, c'est de savoir, comme, OK, il est bien bon, mais on l'a-tu
comme... y a-tu une preuve?
Mme Duranceau : ...c'est
un excellent point. Je ne veux pas trop vous flatter, là, mais vu que... vu
qu'on est dans... dans l'imputabilité puis la réputabilité de nos hauts
fonctionnaires, c'est ça, c'est important qu'il y ait... là, les processus
d'évaluation des cadres, je veux dire, c'est dans... c'est dans la gestion au
quotidien. Tu sais, ce n'est pas... Il n'y a rien d'écrit dans la loi, là,
sur... sur : vous êtes tenus d'évaluer puis... je veux dire, c'est comme
dans n'importe quelle entreprise, là.
M. Beauchemin :
Justement...
Mme Duranceau : C'est un
processus qui est rigoureux, qui relève des emplois supérieurs. Mais je pense
que, dans le contexte, c'est important de noter qu'on s'attend à ce que s'il y
a un renouvellement, c'est parce qu'il y a eu... Puis, en pratique, il y en a,
là.
M. Beauchemin : Bien, il
y a des... y a-tu des évaluations annuelles qui se fait?
Mme Duranceau :
...évaluations annuelles qui se font. On est rendus à peu près à 80 % dans
l'ensemble des... des employés de la fonction publique, si je ne me trompe pas,
ou, du moins, si ce n'est pas fonction publique, c'est... c'est haute fonction
publique qui ont des évaluations annuelles.
M. Beauchemin : OK, donc
le Forestier en chef, il a une évaluation annuelle?
Mme Duranceau : Bien là,
80 %, il y en a qui n'en ont pas, là. Ça fait qu'on ose espérer qu'à ces
niveaux-là, qui en ont, là.
M. Beauchemin : Non, je
sais, mais... je suis curieux parce qu'on parle du... je suis curieux parce
qu'on parle du... du Forestier en chef. Ça fait que je veux savoir, est-ce
qu'il y en a une, pour le...
Mme Duranceau : Bien,
normalement, oui. Normalement, c'est... c'est une bonne pratique que chaque...
que chaque haut dirigeant soit évalué. Là, spécifiquement, sur celui-là, je ne
peux pas répondre.
M. Beauchemin : Puis
quand vous dites qu'il y a 80 % de la fonction publique ou, j'imagine, la
haute fonction publique, il y a des évaluations. Ça, c'est... c'est ce que vous
dites?
Mme Duranceau : Oui, mais
là, mon chiffre de 80 %, j'aimerais ça valider, là. Il s'appliquait-tu à
haute fonction publique ou à l'ensemble de l'oeuvre, il faudrait que je
revalide mes... ma... J'ai un blanc, là, sur ma référence. Mais bref, c'est...
ça va de mieux en mieux, cet aspect-là. Quand je parle d'un changement de
culture, c'est ça.
M. Beauchemin : Oui, oui.
C'est ça. Exact.
Mme Duranceau : Parce
que, tu sais, quand on dit : Ah! on ne peut pas... on ne peut pas se
libérer d'un employé qui est non performant, ce n'est pas vrai. C'est les mêmes
règles de... des lois du travail qui s'appliquent, que tu sois dans la fonction
publique ou que tu sois dans l'entreprise privée. Il faut que le dossier, s'il
y a un cas problématique, soit monté. Puis, comment tu montes un dossier? C'est
que tu évalues les gens. Donc, d'où l'importance que cette pratique-là soit...
puis que tu évalues avec rigueur et... et sans complaisance.
M. Beauchemin : ...on
s'éloigne du point de l'article, mais je veux dire, dans le concept, où est-ce
qu'on... on renouvelle automatiquement, il faut qu'il y ait de la substance
pour le justifier.
Mme Duranceau : Bien, ça
va passer au Conseil des ministres. Les emplois supérieurs, c'est leur job
d'analyser ça. Alors là, je présume que leur... c'est leur processus régulier
d'analyser ces choses-là, puis ils font les choses dans les règles de l'art,
là. Tu sais, je suis obligée de présumer de ça, là.
M. Beauchemin : Bien, on
présume, mais...
Mme Duranceau : C'est
ça...
M. Beauchemin : ...mais
j'aimerais ça, si c'était possible... puis je ne sais pas si c'est le bon forum
pour le demander, mais j'aimerais ça, quand même, qu'on... si c'était... on
pourrait avoir une clarification, à savoir si c'est... à peu près, c'est quoi,
le pourcentage de la... des hauts fonctionnaires.
Mme Duranceau : Qui sont
évalués.
M. Beauchemin : Oui, parce
qu'il me semble que... Bien, dans mon ancienne vie, c'était quelque chose qu'on
faisait annuellement pour... de junior jusqu'à senior là, c'était... tout le
monde y passait, là. Ça fait que... C'était... c'était important, parce que
c'est... justement, c'est ce qui donne de la flexibilité pour pouvoir ajuster,
au besoin, si besoin il y a, là. Donc, voilà. Est-ce qu'on va pouvoir me
revenir?
Mme Duranceau : Écoutez, bien,
peut-être pas dans le cadre de cette commission-ci, là. Il me fera plaisir de
répondre à vos questions en temps opportun.
M. Beauchemin : OK. En
Chambre?
Mme Duranceau : Avec... avec
avis au préalable.
M. Beauchemin : D'accord.
La Présidente (Mme Cadet) : C'est
bon. Donc, je comprends que les interventions sont terminées sur l'article 381?
Voilà. Donc, est-ce que l'article 381?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Cadet) :
Parfait, merci. Donc, il nous reste assez de temps, Mme la ministre, pour que
vous procédiez à la lecture de l'article 382.
Mme Duranceau : Parfait.
Alors, on passe au chapitre VI :
«Équité salariale
«Section I
«Salaire à la suite d'une abolition, d'une
fusion ou de toute autre réorganisation d'entreprise»
Donc, on est dans la Loi sur l'équité
salariale, l'article 382 de ce projet de loi. Donc :
L'article 67 de la Loi sur l'équité
salariale (chapitre E-12.001) est modifié par l'insertion, après le paragraphe
5°, du suivant :
«5.0.1° le salaire d'une personne
qui, à la suite de son intégration au sein de l'entreprise du secteur
parapublic en raison de l'abolition, de la fusion ou de toute autre
réorganisation d'entreprise, lui est temporairement appliqué pour éviter
qu'elle soit désavantagée en raison de son intégration à un nouveau taux de
salaire ou à une nouvelle échelle de salaire, pourvu que l'écart entre son
salaire et celui applicable aux salariés de sa catégorie d'emplois se résorbe à
l'intérieur d'un délai raisonnable;».
Alors, je vais faire la lecture du
commentaire, mais tu sais, on reconnaît ce qu'on a vu au début là, quand on a
parlé de l'INESSS, l'INSPQ, des laboratoires. Donc, commentaires. L'article 67
de la Loi sur l'équité salariale reconnaît que certains écarts salariaux
peuvent être justifiés lorsqu'ils résultent de l'une des situations prévues aux
paragraphes 1° à 6° de cet article.
L'article 382 du projet de loi modifie
cette disposition en ajoutant le paragraphe 5.0.1°. Celui-ci prévoit que la
portion du salaire d'une personne intégrée à l'entreprise du secteur parapublic
à la suite d'une abolition, d'une fusion ou de toute autre forme de
réorganisation qui lui est temporairement accordée, pour éviter qu'elle soit
désavantagée en raison de son intégration à un nouveau taux de salaire ou à une
nouvelle échelle salariale, peut être exclue du calcul des écarts salariaux.
Toutefois, cette exclusion n'est permise que si l'écart se résorbe dans un
délai raisonnable.
La Présidente (Mme Cadet) : ...Mme
la ministre, je vous ai laissée faire votre commentaire, mais... et je
comprends qu'il y a potentiellement, un amendement ici, mais...
Mme Duranceau : ...
La Présidente (Mme Cadet) :
Exactement, vous n'aurez pas besoin, donc, de reprocéder à la lecture au
retour.
Mais, compte tenu de l'heure, la
commission suspend ses travaux jusqu'à 14 heures. Merci à tous.
(Suspension de la séance à 13 heures)
14 h (version non révisée)
(Reprise à 14 h 15)
Le Président (M. Gagnon) : Alors,
bon début d'après-midi à tous. La Commission des finances publiques reprend ses
travaux.
Nous poursuivons l'étude détaillée du
projet de loi n° 7, Loi visant à réduire la bureaucratie, à accroître
l'efficacité de l'État et à renforcer l'imputabilité des hauts fonctionnaires.
M. le secrétaire, est-ce qu'il y a des
consentements pour permettre à député... Pardon. Est-ce qu'il y a consentement
pour permettre à la députée de LaFontaine de remplacer la députée de Bourassa-Sauvé
pour le reste de la séance? Est-ce qu'il y a consentement? Parce qu'il y aura
assurément peut être quelques changements durant l'après-midi, c'est pour
conserver un... un rythme. Si ça vous va? Mme la ministre, vous aussi?
Mme Duranceau : ...de vous
accueillir.
Des voix : ...
Le Président (M. Gagnon) : L'Acadie?
Ah, pardonnez-moi, pardonnez-moi, député de l'Acadie.
Une voix : ...
Le Président (M. Gagnon) : Non,
c'est parce que cet après-midi, c'est... cet après-midi, c'est la députée de LaFontaine.
Une voix : ...
Le Président (M. Gagnon) : Le
député de LaFontaine, pardon...
Des voix : ...
M. Beauchemin : Puis la
raison...
Le Président (M. Gagnon) : Oui,
allez-y, vous pouvez y aller.
M. Beauchemin : ... la
raison pour laquelle c'est comme ça, c'est parce qu'on a des crédits
provisoires. Donc André doit y aller, moi, je dois y aller, ça fait que là, à
un moment donné, c'est comme... ça nous prend quelqu'un. Alors, on a décidé de
vous envoyer la personne la plus pertinente.
Mme Duranceau : Vous nous
avez envoyé Marc Tanguay.
M. Beauchemin : Marc
Tanguay
M. Morin : Oui, on vous
a fait ça.
Mme Duranceau : C'est
vraiment généreux de votre part.
M. Beauchemin : Bien,
c'est clairement...
Mme Duranceau : ...
M. Beauchemin : ...clairement,
pour finir la semaine, ça va être bien.
Le Président (M. Gagnon) : Je
fais juste vous rappeler, on est en ondes, si on peut appeler les gens par leur
nom de leur circonscription., chers collègues. Alors, est ce qu'il y a
consentement pour ce remplacement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Gagnon) :
Consentement, alors, Mme la ministre, quand nous avons suspendu les travaux,
cet après-midi, nous en étions à l'article... à l'étude, pardon, de
l'article 382. Mme la ministre s'apprêtait, effectivement, à nous faire la
lecture de cet amendement. Mme la ministre, voulez-vous reprendre cette
lecture, s'il vous plaît?
Mme Duranceau : Oui.
Donc, article 382. Alors, on est... on vise, là l'article 67 de la
Loi sur l'équité salariale. Alors, l'amendement vise à remplacer, dans le
paragraphe 5.0.1 de l'article 67 de la Loi sur l'équité salariale
proposée, par l'article 382 du projet de loi. Alors, j'ouvre les
guillemets, «de l'entreprise du secteur public» fermez les guillemets par,
ouvrez les guillemets, «d'une entreprise visée à l'article 3». Alors, commentaire :
Sont visés par l'article...
Une voix : Mme la ministre?
Mme Duranceau : Oui?
Le Président (M. Gagnon) : Excusez-moi,
«parapublic» c'est...
Mme Duranceau : J'ai-tu
de la misère à lire, là? C'est-tu ça que vous dites?
Le Président (M. Gagnon) : Juste
pour...
Mme Duranceau : C'est...
Une voix : ... du secteur
parapublic.
Le Président (M. Gagnon) : De
l'entreprise, du secteur parapublic...
Mme Duranceau : ...«de
l'entreprise du secteur parapublic, par «d'une entreprise visée à
l'article 3.
Le Président (M. Gagnon) : Merci,
Mme la ministre.
Mme Duranceau : Vous me
surveillez, hein? C'est bon. Alors : Sont visés — c'est sûr qu'on
s'attendrait à ce que je sache lire comme il faut, là— sont visés par
l'article 3 de la Loi sur l'équité salariale, l'entreprise du secteur
parapublic et l'entreprise de la fonction publique. Par cet amendement, à
l'instar d'une personne intégrée dans l'entreprise du secteur parapublic, la
portion du salaire d'une personne qui est intégrée à l'entreprise de la
fonction publique, à la suite d'une abolition, d'une fusion ou de toute autre
forme de réorganisation, qui lui est temporairement accordée pour éviter
qu'elle soit désavantagée en raison de son intégration à un nouveau taux de
salaire ou à une nouvelle échelle salariale pourrait... pourra être exclus du
calcul des écarts salariaux, pourvu que l'écart entre son salaire et celui
applicable aux salariés de sa catégorie se résorbe dans un délai raisonnable.
Alors, juste pour information, «l'entreprise de la fonction publique est
constituée des ministères du gouvernement, ainsi que des organismes et des
personnes dont le personnel est nommé suivant la Loi sur la fonction publique,
à l'exception de l'Assemblée nationale.»
Le Président (M. Gagnon) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions? M. le député de
Marguerite-Bourgeoys, la parole est à vous.
M. Beauchemin : Merci,
M. le Président. Bienvenue, M. le Président.
Le Président (M. Gagnon) :
Merci.
M. Beauchemin : Donc
si... ici, on parle du parapublic, n'est-ce pas?
Mme Duranceau : Bien, on
parle...
M. Beauchemin : Tantôt,
vous faites référence à l'armée, puis tout ça, c'est... juste voir le champ, on
est... on est...
Mme Duranceau : Bien,
parapublic, là. «L'entreprise du secteur parapublic est constituée des
employeurs du secteur de l'éducation et de l'enseignement supérieur et du
secteur de la santé et des services sociaux visés par la Loi sur la
négociation, la détermination des conditions de travail requérant une
coordination nationale, notamment dans les secteurs public et parapublic.
Alors, ça, c'est le parapublic.
M. Beauchemin : ...tout
à l'heure, il y a à peine deux secondes, quand vous parliez du militaire,
c'était quoi, la...
Mme Duranceau : Du
militaire?
M. Beauchemin : J'ai-tu
mal entendu?
Mme Duranceau : Oui.
M. Beauchemin : J'ai mal
entendu?
Mme Duranceau : Un champ
de compétence fédéral, ça.
M. Beauchemin : J'ai mal
entendu. Excusez, j'ai comme... j'ai comme : Pardon?
Mme Duranceau : Oh.
Le Président (M. Gagnon) : Il
y a d'autres interventions?
M. Beauchemin : Bien...
vas-y, André.
Le Président (M. Gagnon) : M.
le député de l'Acadie.
• (14 h 20) •
M. Beauchemin : Bien,
oui, en fait, juste, peut-être, nous expliquer, nous donner le contexte, là,
sur.... On va travailler bien en... on va se coordonner comme il faut, là, mais
juste peut-être nous donner, ici, ce qu'on essaie de faire, c'est de... de les
ramener aux mêmes échelles, c'est ça?
Le Président (M. Gagnon) : Bien,
on se souviendra que tout ce projet de loi là fait en sorte, dans certains cas,
d'abolir certaines, certaines structures, puis on intègre, avec leurs
conditions de travail, des employés qui étaient hors fonction publique ou
fonction publique dans une autre entité, et parfois, ce n'est pas toujours au
même salaire. Alors, il y a une période de cinq ans pour résorber cet écart-là,
c'est tout prévu par un mécanisme, là, en lien avec l'équité salariale, ça fait
que ça, c'est l'esprit.
Là, si vous voulez des... peut-être, un
tour d'horizon un petit peu plus technique, je passerais la parole, avec votre
consentement, à M. Bernier, du Secrétariat du Conseil du trésor, parce que
les règles sur l'équité salariale, c'est complexe.
M. Beauchemin : D'accord,
avec plaisir. Merci, consentement.
Le Président (M. Gagnon) : Monsieur,
simplement dire votre nom et votre titre. Alors, il y a eu consentement, merci.
M. Bernier (Frédéric) :
Bonjour tout le monde, Frédéric Bernier, du Secrétariat du Conseil du trésor.
Dans le fond, je vais commencer par expliquer, peut-être, la... l'amendement...
M. Bernier (Frédéric) : ...l'amendement
qui vient élargir la portée de l'article qui avait été déjà introduit, qui
vient ajouter la précision que c'est... ça fait... ça fait technique, là,
que... l'entreprise visée à l'article 3 de la loi, ce qu'on veut dire,
c'est que le Conseil du trésor, c'est lui qui est responsable de l'application
de la Loi sur l'équité salariale pour l'ensemble des secteurs que Mme la
Présidente du Conseil du trésor a nommés. Donc, les établissements de santé,
les commissions scolaires, les collèges et tous les ministères de la fonction
publique, c'est le Conseil du trésor qui en est responsable au niveau de
l'application de la Loi sur l'équité salariale. Quand on parle de la fonction
publique, effectivement, ça exclut les militaires, parce que ça, c'est vraiment
une compétence fédérale, ça fait qu'on est vraiment, ici, compétence
provinciale.
Une fois qu'on a élargi cette portée-là,
pourquoi on élargit la portée, c'est parce que, comme Mme la Présidente l'a
dit, il y a des mouvements de personnel qui se font par des fusions dans cette
loi-là et autrement et on veut que les mesures soient applicables, que tu
perdes la fonction publique, que tu ailles dans un établissement de santé ou
que tu partes d'un établissement de santé puis que tu ailles dans la fonction
publique. Donc, c'est pour ça qu'on a élargi le champ parce que ça ferait
bizarre, que les... là, ce ne serait pas l'effet miroir d'un côté ou de l'autre.
En premier, ça fait que ça vient circonscrire pourquoi on élargit le champ
d'application.
Quand on revient à la modification
elle-même, pourquoi elle est nécessaire, c'est que, dans l'application de la
Loi sur l'équité salariale, on doit comparer est-ce que... à emploi égal,
est-ce qu'une femme gagne pareil comme un homme, les catégories d'emploi... là
je résume en disant une femme, mais c'est les catégories d'emploi masculines,
ont un salaire comparable ou catégories d'emploi féminines qui exercent des emplois
similaires, disons-le comme ça. Et, quand on... Qu'est-ce qu'on compare? Mais
il y a toutes sortes de choses dans les salaires, il y a des primes, il y a des
effets, il y a... Ça fait que la loi prévoit certaines exceptions qu'on
dit : Ces éléments-là n'ont pas à être considérés dans les éléments, là,
dans le salaire qu'on doit comparer. L'article 67 qu'on modifie en
donne déjà une bonne liste.
Il y en a un qui est... qui est
particulier, c'est celui qui... celui qu'on vient modifier, c'est pour les
clauses que j'appellerai de protection salariale pour des gens qui sont
replacés dans leur emploi. Donc, quand Mme la Présidente nommait les
intégrations forcées un peu, là, qui, par les fusions d'organisations, peuvent
générer des situations où un employé, dans son employeur a, avait un salaire X,
quand il est intégré dans le nouvel emploi... dans le nouvel employeur qui
est... il y a des emplois qui exercent des tâches similaires, donc on va le
mettre dans cette catégorie d'emploi là. Puis peut-être que son ancien
employeur avait un salaire plus élevé, parce qu'il y a toutes sortes de
facteurs qui peuvent être pris en compte, mais, quand ils arrivent dans le
nouvel employeur, les conventions collectives, souvent, prévoient des clauses
disant : Bien, quand quelqu'un intègre, il est protégé un certain temps
puis son salaire, un jour, va rattraper l'échelle des autres. Il est payé en
plus que l'échelle, mais il va rattraper avec le temps l'échelle des autres.
Ça, la Loi sur l'équité salariale venait déjà le prévoir pour des cas, je
dirais, de mouvements internes. Quand quelqu'un était rétrogradé, quelqu'un qui
choisissait une réorientation professionnelle, ça veut dire que, de lui-même,
je... je ferais telle autre fonction qui est un peu moins bien rémunérée, la
coupure de salaire est moins directe, il y a un... les conventions collectives
protègent les gens, et c'est déjà des exclusions permises par la loi. Donc, ce
qu'on est venus faire, on est venus prendre cette disposition-là et l'appliquer
dans les cas de fusion. Parce que, dans les cas de fusion, c'est le même cas.
Que tu sois rétrogradé, que tu fasses une réorientation, que tu arrives dans un
nouveau corps d'emploi parce qu'il y a une fusion d'organisation, la même règle
devrait s'appliquer, c'est-à-dire qu'on n'a pas besoin de considérer ce salaire
excédentaire à l'échelle dans les écarts salariaux. Ça fait que c'est ce que
les mesures viennent faire, puis on s'assure que, dans chaque cas, c'est la
même application, pour ne pas qu'on ait à dire : Bien, pourquoi, quand tu
parles du collégial, puis tu t'en vas... Ça fait que ça va être pareil partout.
M. Beauchemin : Merci. Merci
beaucoup pour... M. Bernier, c'est ça? Merci. Est-ce que je dois comprendre que
le salaire de référence, c'est celui de la fonction publique, c'est ça? Parce
que, là, vous me dites : S'il est en... il est plus bas, il va monter,
s'il est plus haut, il va redescendre. Ça fait que, donc, le salaire de
référence, c'est l'équivalent dans la fonction publique?
M. Bernier (Frédéric) : ...l'équivalent
de l'employeur d'arrivée. Quelqu'un...
Une voix : ...
M. Beauchemin : Oui,
peut-être, non?
Mme Duranceau : Non, non, ça
dépend d'où tu pars. Tu sais, tu es intégré dans l'échelle de l'employeur
d'arrivée puis là, s'il y a un écart, s'il y a un écart où c'est plus... tu
sais, tu es payé plus cher que la classe dans lequel tu arrives...
M. Beauchemin : Tu vas
tranquillement descendre.
Mme Duranceau : Tu vas
tranquillement descendre sur une période...
M. Beauchemin : C'est ça. Ça
fait que la référence, c'est le salaire dans la fonction.
Mme Duranceau : Bien, si ton
employeur d'arrivée, c'est la fonction publique.
M. Beauchemin : Si ton...
D'accord, je comprends. OK, OK.
Mme Duranceau : Tu sais, si
tu... si tu transférais dans le réseau de la santé, ça va être hors fonction
publique.
M. Beauchemin : Je comprends,
donc... effectivement. Alors, la deuxième question qui suit, est-ce qu'on a
fait une étude d'impact, à savoir : En agissant de la sorte, est-ce que ça
va faire en sorte qu'on va finalement augmenter plus, ou on va diminuer, ou
c'est kifkif? On le sait-tu?
Mme Duranceau : ...ça dépend,
là, de quelle entité. Il y avait des... il y avait des impacts où l'écart,
effectivement, était... était...
Mme Duranceau : ...plus grand,
là, de passer dans la fonction publique, mais, tu sais, marginal.
M. Beauchemin : Bien, à la
marge, ça va tu coûter plus cher ou on économise ou...
Mme Duranceau : Dans certains
cas on économisait, dans d'autres cas, c'était plutôt à la hausse. Mais, de
manière somme toute marginale. Mais on n'oublie pas que l'objectif de tout ça,
ultimement, c'est... c'est d'améliorer l'efficacité, là. Et, évidemment, on ne
veut pas augmenter les coûts. Mais, bon, des fois, ça se peut que quelques
personnes se retrouvent avec une rémunération qui, à terme, sera... sera
supérieure, mais ça va être marginal, là. Mais on va réduire, on va mutualiser,
on va...
M. Beauchemin : Donc, il y a
une efficacité au niveau des ressources humaines, j'assume. Dans l'application
de la main-d'oeuvre qui maintenant va être sous une gouverne versus deux
gouvernes ça... ça, je le vois.
Mme Duranceau : Selon le cas,
oui.
M. Beauchemin : Mais, somme
toute, il va y avoir des augmentations nettes à peu près, là.
Mme Duranceau : Bien, ça...
M. Beauchemin : On n'a pas
fait d'études d'impact pour le calculer précisément, mais on estime que...
c'est ça?
Mme Duranceau : Bien, il y a
certains cas où il y avait un peu d'augmentation, dans d'autres cas, non, puis
là, je n'ai pas le... selon le regroupement qu'on fait là.
M. Beauchemin : OK.
Mme Duranceau : C'est un peu
comme une mesure de concordance, ça, en lien avec les changements qu'on a
fait... Pas concordance sur le plan juridique, mais concordance sur
l'intégration... toutes les structures qu'on a abolies, bien, l'intégration de
ces gens-là dans dans la fonction publique. Ça, on se souviendra, c'était des
énormes paragraphes à lire, là, qui prévoyaient toutes les méthodes
d'intégration.
M. Beauchemin : Oui, je m'en
rappelle, on a passé deux tomes quasiment, là, on est rendus à la fin du
deuxième tome, ça fait qu'on en a lu, là, des articles, c'est pour ça que je me
pose la question. Et puis là on peut peut-être en parlait a posteriori, mais,
tu sais, l'objectif initial n'aurait pas dû être, justement, tu sais, de se
faire une idée. Tu sais, on en a parlé à plusieurs reprises, je reviens avec le
même argument, là, tu sais, combien qu'on sauve ou combien d'ETS qu'on... Tu
sais, c'est quoi finalement, là, l'objectif? On l'a-tu atteint? On ne le sait
pas.
Mme Duranceau : Bien, à
terme, on parlait de plusieurs dizaines de millions, là, qui vont être sauvés
dans tout ça. Mais, tu sais, moi, je ne veux pas que la discussion, elle, porte
sur... on l'a dit, le chiffre d'économies à terme, là, qui était... qui était
au-delà de 40 millions, là. Avec tous les... tout ce qu'on a intégré, là,
comme amendement. Donc, 40 millions, mais, à terme, parce que, tu sais, ça
ne se fait pas dans l'année 1, c'est graduel, tout ça, s'intègre, mais on
estime qu'ultimement, au net, il y a des économies de 40 millions avec ce
projet de loi là, là. Un petit peu plus de 40 millions avec ce projet de
loi là puis une réduction d'ETC.
M. Beauchemin : Si je peux
poser une question, est-ce qu'on a fait une analyse d'étude de...
Mme Duranceau : D'impact?
M. Beauchemin : Le terme, je
pense que c'est analyse différenciée, c'est ça?
Une voix : ...
M. Beauchemin : Oui, selon les
sexes, est-ce qu'on a fait... et les impacts que ça va pouvoir avoir.
Mme Duranceau : Ça, c'est
plus technique, c'est un terme spécifique à la... aux notions d'équité
salariale. Un peu?
M. Bernier (Frédéric) : Peut
être pas la bonne... Je n'ai peut-être pas la bonne définition du terme
différenciée, mais pour montrer l'efficacité qu'il y a en application de la
loi, par exemple un transfert de 100 employés, une fusion d'un employeur
théorique, là, 100 employés qui rentre soit dans le réseau de la santé,
dans le réseau de l'éducation ou dans la fonction publique, on regarderait
l'ensemble des ces employés-là. Sur ces employés-là, s'il y en a 10 qui vont
être payés pendant une période, mettons... mettons de trois ans, plus élevé que
l'échelle, il faudrait qu'on crée 10 catégories... nouvelles catégories
d'emplois dans nos travaux avec la CNESST pour dire : Bon, bien, voici, il
y a en une personne dedans, bien, ça fait une catégorie d'emploi. Une
autre : Ah! bien... Il y aurait 10 nouvelles catégories d'emploi
qu'on devrait évaluer avec le système qui a, je pense, 17 sous-facteurs
puis un paquet de cotes et c'est vraiment lourd. Donc, cette disposition-là, ce
n'était pas son but, ce n'était pas de sauver de l'administratif, mais on l'a
réalisé, qu'effectivement, si on est capable d'appliquer la même méthode
partout, on va... on va alléger le fardeau des gens qui doivent évaluer tous
ces emplois-là, là, lors des transferts. Je ne sais pas si c'était dans l'angle
que vous cherchiez.
• (14 h 30) •
M. Beauchemin : Bien, je ne
sais pas si vous avez répondu à ma question, en fait, parce qu'est ce qu'on en
a fait... Donc, on en a fait, des analyses?
M. Bernier (Frédéric) : Des
analyses différenciées, après, c'est... mettons, c'est... Comment je le
prendrais, c'est on ne voit pas dans le détail de l'individu quand on fait un
transfert de masse, parce qu'il y en a dans les échelles salariales, mettons,
dans les conventions collectives, on progresse dans les échelles au fur et à
mesure, un employé qui rentre, il est au premier échelon, puis il peut finir au
18 ᵉ échelon après, par exemple, 10 ans... 10 ans de...
d'ancienneté. Et on ne va pas dans le fin détail de voir le portrait de chaque
individu, est-ce qu'il est rendu au sixième échelon? au cinquième échelon?
Parce qu'on fait des transferts globaux, ça fait que l'analyse différenciée,
comme vous en parlez, on ne va pas dans ce fin détail-là, parce que,
dépendamment du profil de chacune des ressources, ça ferait varier le coût de
l'intégration. Ça fait qu'on n'y va... on y va de façon globale. Ça fait que
c'est pour ça que l'analyse différenciée, comme on peut connaître dans d'autres
dossiers, il n'y a... il n'y a pas... il n'y a pas ça, lorsqu'on fait un
transfert, mettons, qui a un impact en équité salariale...
14 h 30 (version non révisée)
M. Beauchemin : ...c'est bon.
Le Président (M. Gagnon) :
D'autres interventions? Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'amendement à l'article 382 est
adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Gagnon) : Adopté.
Alors, on se dirige à l'article 382. Est-ce qu'il y a des interventions en
lien avec l'article 382? Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention, nous
allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 382 est adopté tel
qu'amendé?
Des voix : ...
Le Président (M. Gagnon) : Adopté.
Mme la ministre, est-ce possible de nous faire la lecture de l'article 383.1,
s'il vous plaît?
Une voix : ...
Le Président (M. Gagnon) : 383,
c'est vrai.
Mme Duranceau : Section II,
Disposition diverse particulière. Article 383 : L'article 382
de la présente loi à effet depuis le 21 décembre 2020.
OK. L'article 383 précise que la
modification apportée à l'article 67 de la Loi sur l'équité salariale s'applique
rétroactivement au 21 décembre 2020. Cette date correspond à la première
journée de la période de référence couvrant la prochaine évaluation du maintien
du programme d'équité salariale du secteur parapublic. Alors, la portée
rétroactive de l'article 383 du projet de loi s'avère nécessaire pour
garantir un traitement uniforme de toutes les situations d'intégration de
personnel dans l'entreprise du secteur parapublic survenu depuis le début de la
période quinquennale de la prochaine évaluation du maintien du programme d'équité
salariale secteur public.
Le Président (M. Gagnon) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions?
M. Beauchemin : Désolé, Mme la
ministre. Est-ce que vous pouvez m'expliquer ça autrement? Parce que, là, si je
comprends bien, ce qu'on est en train de nous dire, là, c'est qu'on recule, puis
là il va tu y avoir comme... on doit de l'argent à du monde là-dedans, là?
Mme Duranceau : Bien,
écoutez, je ne penserais pas. C'est plutôt faire l'inverse, pour qu'on n'en
doive quoi. Mais honnêtement, je vais demander à M. Bernier de le
préciser.
M. Beauchemin : S'il vous
plaît. Puis, M. Bernier, comme si je n'avais jamais fait ça de ma vie, s'il
vous plaît.
M. Bernier (Frédéric) : Je n'ai
pas besoin de me représenter?
Le Président (M. Gagnon) :
...c'est à vous, M. le sous-ministre.
M. Bernier (Frédéric) : Donc,
cet article-là va s'appliquer, mettons, pour s'assurer que les périodes de
maintien d'équité salariale sur lesquelles on doit évaluer... Pour revenir en
arrière, il y a eu une opération initiale qui a été faite au début des années 2000
dans l'ensemble des employeurs au Québec, chacun l'a fait selon sa séquence, et
la loi prévoit qu'aux cinq ans on doit évaluer : Est-ce que le maintien de
l'équité salariale est assuré? Est-ce qu'il n'y a pas d'autres éléments
discriminatoires qui sont arrivés? Donc, pour avoir un... une période de
maintien uniforme avec des règles uniformes, on doit reculer la modification au
début de la période de maintien pour l'entreprise... les entreprises que le
Conseil du trésor et l'employeur.
Donc, le plus gros programme, là, celui de
l'intersyndicale qui regroupe quoi, 570 000 personnes, bien, lui, sa
date de début, c'est le 21 décembre 2020. Donc, on s'assure que cette
période-là qui va aller jusqu'en 2025, on va avoir les mêmes règles toujours
pour ne pas avoir à changer de règles pendant qu'on est en train d'évaluer le
maintien, sinon ça retombe dans la partie administrative, mais il faut créer
toutes sortes de catégories d'emploi pour arriver à faire tous les calculs. Ça
fait que c'est une modification pour s'assurer tous les droits des participants...
bien, pas des travailleurs, mais des travailleurs, des salariés qui sont dans
ce programme-là vont être visés par les mêmes dispositions et non en fonction
de la date qu'ils seraient rentrés. Ça devient un peu arbitraire, mais on
s'assure que tout le monde est visé de la même manière.
M. Beauchemin : OK, donc la
référence, c'est parce qu'on veut... on veut inclure ce qui a été fait depuis
le début du dernier... comment vous appelez ça? Un plan ou le...
M. Bernier (Frédéric) : C'est
un programme d'équité salariale. Le plus gros, comme je vous disais, celui de l'intersyndicale,
sa date, c'est le 21 décembre 2020. Donc, on veut s'assurer que tout
transfert qui aurait été fait, toute fusion d'employeurs qui serait arrivée
pendant la période de cinq ans soit visée par les mêmes dispositions, là, celles
qui sont proposées, pour ne pas que quelqu'un qui aurait transféré avant soit
visé par une règle différente, puis là est-ce... est-ce que c'est... au sens de
l'équité salariale, là, est-ce qu'il y aurait... c'est discriminatoire de ne
pas appliquer la même règle pendant la même période de deux groupes de salariés
différents. Ça fait que quand on applique la même règle à tout le monde pendant
la même période, on est certains qu'il n'y a pas de discrimination.
Mais si on applique une règle différente à
un groupe parce qu'il est rentré plus tard que l'autre, est-ce que c'est un événement
qui peut créer une discrimination? C'est que la Loi sur l'équité salariale est
assez compliquée, mais elle cherche toujours à faire ressortir un événement,
quel qu'il soit, une loi qui est édictée, un règlement qui changé, une
négociation qui s'est passée, est-ce que ça a généré de la discrimination dans
l'entreprise? Et quand on change une loi, c'est un événement qui va être regardé,
est-ce que ça crée une discrimination ou pas. Là, il y aurait une... c'est les propositions
qui sont faites. S'ils ne visent pas l'ensemble de la période, peut-être qu'il
y aurait un risque que la... ça pourrait être discriminatoire de...
M. Bernier (Frédéric) : ...donc,
on s'assure que tout le monde soit visé par la même disposition qui, en fait,
vient protéger les salariés qui bénéficient d'un salaire plus élevé pendant un
certain temps parce qu'ils ont été soit rétrogradés, réorientés ou une fusion
d'organisations. On voulait vraiment s'assurer de la... de la cohérence, là,
sur la période.
M. Beauchemin : Mais
l'avantage... bien, en fait, l'avantage, je le disais autrement, le... le fait
qu'il y a eu une inflation dans les salaires depuis 2020, les... les chances...
Mme Duranceau : ...
M. Beauchemin : Oui, mais.
Mme Duranceau : Alors, les
salaires ont été ajustés en conséquence.
M. Beauchemin : D'accord.
Mme Duranceau : Bien, c'est
important.
M. Beauchemin : Oui. Non,
mais, je veux dire, les salaires ont augmenté. Je prends... je prends les... je
prends les lentilles du Conseil du trésor, parce que c'est une inflation
salariale pour l'appareil gouvernemental, là, donc, de le voir de cette
façon-là. Alors, quand on... quand on regarde ça. Les chances que... basé sur
ce qui a été fait au début des années 2020, puissent avoir une conséquence
négative sur les finances publiques sont minces, parce que, depuis ce temps-là,
il y a eu des augmentations de 20 %, ça fait que, donc, ça ne leur a
pas... probablement pas une influence sur ce qui va se faire comme ajustements
parce qu'on est déjà sur une base plus élevée, là. On n'ira pas se référer sur
quelque chose de 2020 ou 2021 quand on est en 2026, grosso modo, là. Est-ce que
j'ai tort de le voir de cette façon-là?
M. Bernier (Frédéric) : ...vise
les situations des individus et fait abstraction... admettons, des
augmentations salariales qui pourraient survenir, parce qu'une fois que
l'individu est dans la... dans le nouvel employeur, il va croître au même
rythme que les autres avec les augmentations salariales qui seront négociées.
Donc, ce que la disposition fait, c'est de
s'assurer que ceux qui vont gagner plus que les autres parce que leur
convention collective le prévoit, peu importe où ils sont arrivés... à quel
moment ils sont rentrés dans le nouvel employeur, bien, ils vont être traités
de la même manière, parce que là, on pourrait avoir quelqu'un... si on... si on
applique le... les microdétails de la... de la loi... salariale, parce qu'il
est rentré, admettons, s'il n'y avait pas des portées rétroactives, parce qu'il
est arrivé au début de la période, en 2020, peut-être que lui, ça pourrait
faire en sorte qu'on regarde est-ce qu'il... est-ce qu'il gagne trop puis
est-ce qu'il peut générer des correctifs pour un autre? Est-ce qu'il peut être
diminué? Est-ce que... Là, on s'assure que c'est la même règle partout parce
qu'on a... comment je peux dire, on ne connaît pas le... le résultat final de
l'équité salariale aux cinq ans avant d'avoir fait les travaux. Les travaux ont
débuté pour 2025 après le 31 décembre 2025, donc ils viennent à peine de
débuter. Mais quand on va connaître les résultats, ça va être quelque chose en
2027 peut-être, et on veut s'assurer que les règles ont été uniformes sur toute
la période, parce que les résultats, sinon, pourraient être discriminatoires,
parce que quelqu'un au début n'avait pas la même règle qui s'appliquait à lui
qu'après. Ça fait qu'on est beaucoup en prospectif. Mais la manière de... comme
ce que vous posez comme question, ça s'applique à des... admettons, à des
groupes en négociation, mais pas à l'application individuelle de la Loi sur
l'équité salariale qui, elle, elle va chercher le... le droit de chaque
individu, s'assurer qu'il n'est pas discriminé au sens de la charte. Ça fait
que ça se combine mal.
M. Beauchemin : OK. C'est
bon. Merci. Bon point.
Le Président (M. Gagnon) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? Il n'y a pas d'autre intervention. Alors,
s'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons porter la mise aux voix.
Est-ce que l'article 383 est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Gagnon) :
Adopté.
Des voix : ...
Le Président (M. Gagnon) : Vous
voulez suspendre quelques instants? Une petite minute? On va suspendre une
petite minute.
(Suspension de la séance à 14 h 40)
(Reprise à 14 h 47)
Le Président (M. Gagnon) :
Alors, on est de retour. Alors, l'amendement en lien... qui introduit
l'article 383.1. Mme la ministre, est-ce possible de nous en faire
lecture, s'il vous plaît?
Mme Duranceau : Oui. Donc,
article 383.1.6 de la Loi sur le Protecteur national de l'élève.
Donc : Insérer, après l'article 383 du projet de loi, ce qui
suit : Chapitre VII. Comité de sélection formé par le Protecteur
national de l'élève. Loi sur le protecteur national de l'élève. 383.1 :
L'article six de la Loi sur le Protecteur national de l'élève est modifié par
le remplacement, dans le premier alinéa, des paragraphes 1 à 10 par les
suivants :
« 1 : Un parent d'un élève qui
fréquente un établissement d'un centre de services scolaire ou un établissement
d'enseignement privé;
« 2 : Un enseignant ou un membre
du personnel non enseignant d'un tel établissement;
« 3 : Un membre du personnel
d'encadrement d'un centre de services scolaire;
« 4 : Un directeur
d'établissement d'enseignement d'un centre... d'un centre de services scolaire
ou d'un établissement d'enseignement privé. »
Alors, ce qu'on vient faire ici, c'est que
cet article modifie l'article six de la Loi sur le protecteur national de
l'élève afin de revoir la composition du comité de sélection prévu à cet
article et de fixer le nombre de ses membres à cinq dans l'objectif de
maintenir la représentativité des catégories de membres. Alors, il y avait
auparavant 11 membres pour le comité de sélection. Là, on ramène ça à cinq.
Puis les 11 membres qui étaient représentés, là, dans les parties prenantes,
bien, en fait, les 11 membres qui étaient là représentaient différentes parties
prenantes. On conserve l'essence, c'est-à-dire on conserve les parties
prenantes, donc les grandes catégories, mais on ne vient pas détailler en
sous-catégories et on réduit le nombre à cinq. Puis tout ça, ça se fait à la
demande du Protecteur national de l'élève. On réduit ça à cinq membres, puis,
tu sais, c'est un peu en cohérence avec ce qu'on a dans d'autres comités, là,
de ce genre, si je pense notamment au BAPE, qui est composé de trois personnes,
à la Commission de l'accès à l'information, comité composé de quatre personnes,
le conseil de discipline des ordres professionnels, trois personnes, ça fait
que, tu sais, c'est un peu laborieux, là, à 16, dans les bonnes pratiques de
gouvernance, si on veut. Donc, c'est... l'objectif, c'est vraiment la... à la
demande du... de a loi du Protecteur national de l'élève.
Le Président (M. Gagnon) :
Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions?
M. Beauchemin : Oui, merci.
Le Président (M. Gagnon) : M.
le député.
M. Beauchemin : Je vais... Mon
collègue aussi en a, mais je vais commencer. Puis tu pourras y aller un jour,
après, si tu veux. C'était quoi, les critères pour déterminer ceux qui restent
puis ceux qui partent?
Mme Duranceau : ...en fait,
là, on peut lire la liste, là, de ce qui existait avant. Mais, tu sais, on
dit : Ça va prendre un parent d'un élève qui fréquente un établissement
d'un centre de services scolaire ou un établissement d'enseignement privé.
Avant, on avait «un parent d'un élève qui fréquente un établissement d'un
centre de services scolaire», puis on avait «un parent d'un élève qui fréquente
un établissement d'un centre de services scolaire anglophone», puis «un parent
d'un élève qui fréquente un établissement d'une commission scolaire ou du
centre de services scolaire du littoral constitué par la Loi sur les centres de
services scolaires du littoral», puis «un parent d'un élève qui fréquente un
établissement d'enseignement privé». Alors, dans la catégorie parent, j'avais
quatre options. Là, on dit : Bien, ça va être...
• (14 h 50) •
M. Beauchemin : ...ou c'était
comme...
Mme Duranceau : Bien,
c'était... il y avait 11 membres, donc.
M. Beauchemin : Ça fait que
ces quatre-là étaient...
Mme Duranceau : Ces quatre-là
étaient... étaient représentés. Là, c'est un parent qui fréquente un
établissement d'un centre de services scolaire ou un établissement
d'enseignement privé. Ça fait que là, ce que je peux faire, c'est demander à la
personne qui m'accompagne de peut-être préciser. Tu sais, on peut comprendre
que... bien, en fait, c'est ça, le Protecteur national de l'élève a fait la
demande parce que probablement que dans l'exécution ça devait être compliqué,
là. Alors, peut-être préciser opérationnellement comment ça se... s'articule.
Le Président (M. Gagnon) :
Alors, est-ce qu'il y a consentement?
M. Beauchemin : ...
Mme Duranceau : Oui. Non,
c'est ça, ils vont nous avertir puis on suspendra.
M. Beauchemin : C'est ça.
Le Président (M. Gagnon) :
Alors, est-ce qu'il y a consentement?
M. Beauchemin : Consentement.
Le Président (M. Gagnon) :
Alors, madame, je vous invite à nommer votre nom et votre titre.
Mme Lapointe (Lucie) : Oui. Bonjour.
Lucie... Lucie Lapointe, conseillère stratégique au ministère de l'Éducation.
Donc, en effet, lorsque la Loi sur Protecteur national de l'élève a été adoptée
en...
Mme Lapointe (Lucie) :
...2022, elle prévoyait comme de sélection à 11 membres, et depuis que... des
comités de sélection ont dû être constitués par le Protecteur national de
l'élève, et ça s'est avéré... ça s'est avéré y avoir plusieurs difficultés
d'application, là, qui nous ont été partagées par le Protecteur national de
l'élève, et c'est une demande qui a été faite par le Protecteur national, de
l'élève de réduire le nombre de membres de ce comité de sélection là.
Et c'est une... la composition qui est
proposée aussi, elle suit la même logique un peu que d'autres processus consultatifs
qu'on retrouve dans le réseau de l'éducation, si on pense... par exemple, le
comité qui est chargé d'examiner les fautes graves dérogatoires au niveau des
enseignants, on parle... on parle toujours en termes de grandes
catégories : les parents, les enseignants, le personnel d'encadrement.
Donc, on suit cette même logique là, même logique aussi qui a été suivie dans
la Loi sur l'Institut national d'excellence en éducation pour la composition de
son conseil d'administration. Donc, ça se veut... ça se veut cohérent aussi
avec plusieurs comités de sélection qu'on retrouve, là, au niveau de
différentes lois, les comités de sélection qui sont... qui se situent souvent
entre trois et quatre membres. Donc, c'est... l'origine de cette demande-là,
tout en... la proposition, tout en permettant d'assurer la représentation des
grandes catégories des parties prenantes en éducation, permet aussi de donner
plus de souplesse, d'être plus efficace, puis d'être moins lourde aussi à
exécuter.
M. Beauchemin : Je comprends
le principe. Est-ce que... c'est juste pour bien comprendre, mais c'est-tu le
comité de sélection qui fait des recommandations pour choisir des protecteurs
régionaux, d'abord, des élèves au ministre?
Mme Lapointe (Lucie) : Ce
comité de sélection là, il a pour fonction de déclarer aptes des candidats à la
fonction de Protecteur régional de l'élève. Donc, c'est son rôle.
M. Beauchemin : OK. Ça fait
que prenons l'exemple de la communauté anglophone, ils vont donc choisir
quelqu'un anglophone, c'est-tu ça, pour mieux les représenter?
Mme Lapointe (Lucie) : Non,
c'est que le territoire du... Le protecteur national de l'élève, qui est
l'organisme, est subdivisé en territoires qui sont... qui sont occupés par des
protecteurs régionaux de l'élève, et eux sont chargés pour traiter les plaintes
qui parviennent de la part d'un parent ou d'un élève qui fréquente un
établissement qui est situé sur son territoire. Donc, ça peut être autant des
anglophones que des francophones. Il n'y a pas de protecteurs régionaux de
l'élève qui sont assignés spécifiquement, exclusivement à des anglophones.
M. Beauchemin : Mais ce
n'était pas le cas avant?
Mme Lapointe (Lucie) : Non.
Ça, c'est pour... ça, c'est pour le comité de sélection, en tant que tel, pour
déclarer des gens aptes à la fonction de protecteur régional de l'élève. On
prévoyait, au sein de ce comité de sélection là, la présence d'un parent d'un
élève qui fréquente un établissement d'enseignement...
M. Beauchemin : Anglophone.
Mme Lapointe (Lucie) :
...anglophone, exactement. Mais ça, c'était pour le... pour le bénéfice de la
composition du comité de sélection qui va déclarer aptes des personnes.
M. Beauchemin : Ça fait que,
là, on vient réduire le nombre pour faire copie conforme avec ce qu'on a fait
ailleurs, dans d'autres comités de sélection, grosso modo, si je comprends
bien.
Mme Lapointe (Lucie) : Oui,
puis pour se donner beaucoup de souplesse aussi, parce que d'avoir à... d'avoir
à constituer des comités à 11 personnes, c'était une gymnastique assez ardue,
de ce qu'on... de ce qui nous a été partagé par le Protecteur national de
l'élève.
M. Beauchemin : Le comité,
c'était volontaire, «right». Il n'y a pas comme... il n'y avait pas de salaire,
puis c'étaient des réunions qui étaient plus virtuelles, là, si ma
compréhension est bonne. Est-ce que je me trompe quand je dis ça?
Mme Lapointe (Lucie) : Pour
le fonctionnement du comité, en tant que tel, je ne pourrais pas vous dire si
ça se fait de façon virtuelle ou non. Il faudrait que je me tourne, vraiment,
que je pose la question au Protecteur national de l'élève directement, à savoir
c'est quoi, leur mode de fonctionnement. Je devrais vous revenir... il faudrait
que je vous revienne à ce sujet-là.
M. Beauchemin : OK, puis sur
les parents, en tant que tel, comme ce qu'on disait tout à l'heure, Mme la
ministre, là, il y en avait quand même qui représentaient la communauté
anglophone, il y en a qui représentaient d'autres communautés, là, plein de...
les Premières Nations, il y avait des gens qui venaient du privé, évidemment.
Là, on...
Mme Duranceau : Bien, je
pense, M. le député, tu sais, effectivement, peut-être que, quand, dans sa
version initiale, là, on a voulu être le plus inclusif possible puis aller dans
le détail, au moment où ça a été instauré pour la première fois, là... mais là
on se rend compte que, dans l'exécution, essayer de faire plaisir à tout le
monde, ça rend ça...
Mme Duranceau : ...inopérable.
Ça fait que je pense que c'est un peu ce que le protecteur national de l'élève
nous dit, là.
Une voix : ...
Mme Duranceau : Non, non,
c'est ça. Alors, je pense... Tu sais, c'est vraiment à leur demande, parce
qu'ils sont... au niveau de l'efficacité sur leur... le terrain puis de leur
capacité à exécuter... Parce qu'en bout de ligne c'est un comité de sélection
pour... pour déterminer qui sera le protecteur ou la personne au niveau
régional, là, c'est ça?
Mme Lapointe (Lucie) : ...se
donner une idée aussi, il y a eu...
M. Beauchemin : ...si c'était
possible, une courte réponse, est-ce qu'on a parlé aux parents?
Mme Duranceau : ...parlé au
protecteur national de l'élève sur ça, là...
M. Beauchemin : Oui, je
comprends, mais, tu sais, il a peut-être un agenda de...
Mme Duranceau : ...qui nous
dit que, d'un... d'une façon fonctionnelle, ça ne marche pas, là.
M. Beauchemin : Je comprends
qu'on a parlé, tu sais, à l'appareil, là, mais je veux savoir, tu sais, le
client, est-ce qu'on a parlé au client, les parents, etc.?
Mme Lapointe (Lucie) : ...représentés
au sein du comité de sélection. Il va toujours y avoir une représentativité des
parents.
Mme Duranceau : Mais moi, je
n'ai pas le... je n'ai pas cette information-là, outre le fait qu'on... que les
parents demeurent représentés, au même titre que les enseignants demeurent
représentés, qu'un membre du personnel d'encadrement est là puis qu'un
directeur d'établissement est là.
M. Beauchemin : ...devoir
quitter...
Le Président (M. Gagnon) : ...de
suspendre quelques instants.
Mme Duranceau : Bien, on
suspend plus que...
(Suspension de la séance à 14 h 58)
16 h (version non révisée)
(Reprise à 16 h 18)
Le Président (M. Gagnon) : Alors,
nous sommes de retour. Nous poursuivons l'étude détaillée du projet de loi n° 7.Mme la ministre, nous en étions
rendus à l'article qui introduisait l'article 383.1, particulièrement en lien
avec les parents des élèves.
Mme Duranceau : Oui, bien, c'est
ça, on avait débuté la... on avait plus que débuté la discussion. On réduit de
11 à cinq le nombre de membres du comité de sélection qui peut recommander que quelqu'un
soit nommé, là, à titre de protecteur régional. C'est un comité de sélection, c'est
ça, à 11 membres, et une demande du Protecteur national de l'élève a été de réduire
ce nombre à cinq, tout en conservant la représentativité, là, de chaque partie
prenante. Parce que, dans les faits, ce comité-là, à 11, ils ont eu à en former,
là, à deux reprises, et hyperfastidieux de coordonner 11 agendas, passer des
gens en entrevue, alors là, tu sais, «it defeats the purpose». À un moment
donné, ce n'est... ce n'est juste pas... ce n'est juste pas efficace. Puis on
se colle sur... le nombre de membres de ce genre de comité de sélection là est
toujours de l'ordre de trois, quatre ou cinq, alors on se colle à ce qu'on voit
ailleurs. C'est... c'est une bonne pratique.
Le Président (M. Gagnon) : Merci,
Mme la ministre. Des interventions?
M. Beauchemin : Donc, il y
avait une représentativité, là... une réalité autochtone, là, qui était
représentée avant, là. Cela disparaît, là. Est-ce que...
Mme Duranceau : ...parent. C'était
un parent, là.
M. Beauchemin : Autochtone.
Mme Duranceau : Ça va demeurer
un parent d'un élève qui fréquente un établissement d'un centre de services
scolaire ou un enseignement... ou un établissement d'enseignement privé. Puis,
comme je vous dis, c'est que c'était louable, en soi, d'avoir un membre... un
parent d'un enfant autochtone, mais là, à un moment donné, pratico-pratique,
encore faut-il que, tu sais, ces gens-là se manifestent, que tu puisses les sélectionner,
puis...
• (16 h 20) •
M. Beauchemin : Puis c'est
quoi, les raisons pour lesquelles, spécifiquement aux membres autochtones, on a
décidé de ne pas... Parce qu'ils étaient...
Mme Duranceau : Ah! bien là,
vous savez comment c'est.
M. Beauchemin : ...c'était
difficile d'avoir des agendas ou...
Mme Duranceau : Bien non.
Non, non, là. Là, je ne sais pas par rapport à cette... cette catégorie-là
spécifiquement. C'est juste que l'ensemble de l'oeuvre a été monté comme ça
suite à l'adoption d'un projet de loi. Mais là on se rend compte... Puis probablement
que tout le monde a fait ses demandes à ce moment-là. Mais, pratico-pratique,
ça ne marche pas, là. Tu sais, à un moment donné, il faut...
M. Beauchemin : Il y a-tu d'autres
comités, là, qui ont été de sélection ailleurs... vous dites qu'il y en avait d'autres
là... mais qui ont été réduits, là, d'un plus grand nombre, tous à cinq, à peu
près? Il y en a-tu qui sont encore à 11, 12?
Mme Duranceau : ...les
exemples que j'ai, mon Dieu, puis j'en ai beaucoup eus, comme... BEI, c'est
quoi, ça? Enquêteur, fonction d'enquêteur... Bureau des enquêtes indépendantes,
trois personnes. Le BAPE, trois personnes. La CAI, quatre personnes. Conseil de
discipline des ordres professionnels, trois. Régie de l'énergie, trois. TAL, trois
ou quatre. TAT, trois personnes. TAQ, trois ou quatre. Bureau du coroner...
Mme Duranceau : ...à trois, là
il y avait juste le protecteur régional de l'élève qui était à 11.
Le Président (M. Gagnon) :
Interventions?
M. Beauchemin : Oui, c'est
juste, la réalité, c'est qu'il y a une réalité totalement différente dans la
réalité autochtone. Leurs représentations, surtout en ce qui concerne un comité
de sélection, là, qui est relié spécifiquement.
Mme Duranceau : Un comité de
sélection qui va déterminer si quelqu'un est apte à être un protecteur national
de l'élève régional, tu sais. Ça fait que ça demeure un comité de sélection qui
recommande quelqu'un à un poste, qui doit avoir la vue d'ensemble.
M. Beauchemin : Qui peut
donc... qui peut aussi donc avoir l'influence de représenter les intérêts de la
communauté autochtone. C'est ça, l'enjeu.
Mme Duranceau : Tout à fait,
mais je tiens à mentionner que, dans le cadre de ces consultations, le
Protecteur national de l'élève, dans ce contexte-là, va consulter des
associations ou organisations qui représentent les anglophones et les
autochtones. Ça fait que ça fait partie de...
M. Beauchemin : C'est où
exactement, ça?
Mme Duranceau : C'est dans la
Loi sur le protecteur national de l'élève que c'est... Tu sais, d'emblée, quand
tu choisis quelqu'un, justement, pour ce comité-là, bien, il faut que tu
t'assures de consulter les parties. C'est dans l'article 6... Dans
l'article 6, c'est l'alinéa... hein, c'est le dernier... l'avant-dernier
alinéa vient dire que les parties prenantes qui sont représentées — hein,
c'est vrai, c'est un bon commentaire, ça — ça fait que c'est
l'avant-dernier. Quand on énumère, donc, «le parent, l'enseignant, les membres
du personnel puis directeurs des établissements d'enseignement», bien, après,
il y a un autre paragraphe qui dit : «Dans le cadre de ces consultations,
le Protecteur national de l'élève veille à consulter des associations,
organisations représentant les anglophones et les autochtones.» Ça fait que,
nonobstant qui est le parent, on vient mettre... tu sais, il y a une obligation
spécifique, là, qui est prévue pour ces... C'est bon.
Le Président (M. Gagnon) :
Alors, il ne semble pas y avoir d'autre intervention. S'il n'y a pas d'autre
intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'amendement
introduisant l'article 383.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Gagnon) :
Donc, l'article 381... 383.1 est adopté. Mme la ministre, est-ce possible
de nous faire la lecture de l'amendement introduisant l'article 383.2,
s'il vous plaît.
Mme Duranceau : Donc, insérer,
après l'article 383.1 du projet de loi tel qu'amendé, ce qui suit :
«Chapitre VIII
«Renseignements obtenus dans l'exercice de
certaines fonctions relatives à la protection de l'élève
«Loi sur le protecteur national de
l'élève»
383.2. L'article 52 de la Loi sur le
protecteur national de l'élève est modifié par le remplacement, dans le
deuxième alinéa, de «l'article 9» et de«à un tel document» par,
respectivement, «les articles 9, 83 et 89» et «ou de rectification à l'égard
d'un tel renseignement».
Alors, cet article modifie
l'article 52 de la Loi sur le protecteur national de l'élève par... par
concordance avec l'article 34 de la Loi sur le Protecteur du citoyen.
Donc, c'est ça. Alors, ce qu'on vient dire... Ici, ce qu'on fait, c'est que la
Loi sur la Loi... la Loi sur le protecteur national de l'élève, elle est
collée, c'est un calque, si on veut, à plusieurs égards, de la Loi sur le
Protecteur du citoyen, OK, et il y a eu des modifications dans la Loi sur le
Protecteur du citoyen. Puis là, bien, il aurait dû avoir la concordance à ce
moment-là dans la Loi sur Protecteur national de l'élève.
Ça fait que c'est ça la... C'est une
modification de concordance pour qu'on continue à être calqué sur l'autre. Puis
là, si vous avez des questions, mais ça va être plus juridique, et je m'en
remettrai aux bonnes personnes.
Le Président (M. Gagnon) : Merci,
Mme la ministre. Des interventions du côté de l'opposition officielle? Alors,
il ne semble pas y avoir d'intervention. Alors, s'il n'y a pas d'intervention,
nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'amendement...
introduisant, pardon, le nouvel article 383.2 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Gagnon) :
Donc, l'article 383.2 est adopté. Mme la ministre, est-ce possible de nous
faire la lecture de l'amendement introduisant l'article 383.3, s'il vous
plaît?
Mme Duranceau : Insérer, après
l'article 383.2 du projet de loi tel qu'amendé, ce qui suit :
«Loi sur la sécurité dans les sports...
dans les loisirs et les sports»
Donc, article 383.3.
L'article 30.29 de la Loi sur la sécurité dans les loisirs et les sports
est modifié par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de «l'article 9»
et de «à un tel document» par, respectivement...
Mme Duranceau : ...«les
articles 9, 83 et 89» et «ou de rectification à l'égard d'un tel
renseignement».
Alors, même chose ici, on a une
modification de concordance avec l'article 34 de la Loi sur le Protecteur
du citoyen.
Le Président (M. Gagnon) : Merci,
Mme la ministre. Des interventions du côté de l'opposition officielle? Alors,
il ne semble pas y avoir d'intervention. Nous allons procéder à la mise aux
voix. Est-ce que l'amendement introduisant le nouvel article 383.3 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Gagnon) : Donc,
le nouvel article 383.3 est adopté.
Mme la ministre, est-ce possible de nous
faire la lecture introduisant l'article 383.4, s'il vous plaît?
Mme Duranceau : Insérer,
après l'article 383.3 du projet de loi tel qu'amendé, ce qui suit :
«Chapitre IX. Projets pilotes en
éducation.
«Loi sur l'instruction publique.
«383.4. La Loi sur l'instruction publique
(chapitre I-13.3) est modifiée par l'insertion, après
l'article 459.5.3 du suivant :
«459.5.3.1. Le ministre peut élaborer et
mettre en oeuvre un projet pilote visant à expérimenter ou à innover en matière
d'éducation ou à étudier, à améliorer ou à définir des normes applicables en
cette matière.
«Dans le cadre d'un tel projet, il
peut :
«1° autoriser un centre de services
scolaires à déroger aux normes prévues par les régimes pédagogiques établis par
le gouvernement;
«2° établir, par directives, les normes et
les règles applicables.
«Il peut également, en tout temps,
modifier le projet ou y mettre fin après en avoir avisé tout intéressé.
«Un projet pilote a une durée maximale de
trois ans que le ministre peut, s'il le juge nécessaire, prolonger d'au plus
deux ans. Le ministre effectue et rend publique une évaluation du projet pilote
tous les deux ans ainsi qu'une évaluation à la fin de celui-ci.»
Alors, commentaire : Cette nouvelle
disposition vise à permettre l'élaboration de projets pilotes ministériels
dérogeant au régime pédagogique établi par le gouvernement.
Alors, c'est une mesure. Puis, tu sais,
sur le plan plus technique ou concret, là, je vais laisser... je vais laisser
Mme Lapointe commenter, mais on a introduit ça dans les dernières années dans
plusieurs lois pour... parce que, tu sais, quand ce n'est pas prévu dans la
loi, tu n'as pas le droit. Alors, en introduisant la notion de projet pilote,
bien, ça encourage l'innovation. Puis, quand il y a des choses nouvelles qui
nous sont proposées, bien, on est en... on a les... on a... on n'a pas de
menottes, on est capables de leur permettre d'aller de l'avant, selon des
balises qui sont claires, là, puis qu'on est capables de monitorer, mais ça
permet de... c'est ça, d'innover sans chaque fois être obligé de faire un
projet de loi pour permettre quelque chose. Alors, on le teste, comme dans
n'importe quelle entreprise, tu testes quelque chose sur une certaine période,
puis après, si c'est pertinent, tu es capable de le déployer. Ça fait que...
M. Beauchemin : ...
Mme Duranceau : Bien, comment
c'est budgétisé? Évidemment, là, ça, il n'y a pas un budget d'attaché, mais,
s'il y a une commission scolaire, présumément, qui propose quelque chose, bien
là, il va falloir que ce soit prévu dans son enveloppe, là.
M. Beauchemin : ...
Mme Duranceau : À même
l'enveloppe ou, si c'est un projet nouveau puis que le ministère considère
qu'il doit y avoir une enveloppe...
M. Beauchemin : Ça sera à
même le budget du ministère?
Mme Duranceau : Bien, ça va
être à même le budget... les crédits.
• (16 h 30) •
Le Président (M. Gagnon) : ...ministre,
M. le député, excusez-moi, normalement, je me dois d'ajourner dans mon rôle à
16 h 30. Est-ce que... est-ce que vous avez de l'intérêt à
poursuivre? Sinon, je vais devoir ajourner.
M. Beauchemin : ...on finit
là-dessus puis, si on tombe sur...
Mme Duranceau : ...le dernier
article.
M. Beauchemin : OK. Donc,
on... Il y a-tu une garantie qu'on finit dans 15 minutes?
Le Président (M. Gagnon) : Je
me... je me porte garant être gardien du temps, si vous voulez.
Mme Duranceau : Je pense...
je pense... Bien...
M. Beauchemin : 4 h 45.
Le Président (M. Gagnon) : Moi,
il n'y a pas de problème. Je peux être gardien du temps s'il y a consentement.
Alors, on poursuit ou je me dois d'ajourner?
Mme Duranceau : Bien non,
bien non, on poursuit.
Le Président (M. Gagnon) : On
poursuit. Consentement pour poursuivre?
M. Beauchemin : Oui, à
4 h 45.
Le Président (M. Gagnon) : Pardon.
Alors... À 45, jusqu'à 16 h 45. Parfait. Alors, on poursuit les
échanges, pardonnez-moi.
Mme Duranceau : Là, c'était
quoi, là, avant qu'on se fasse...
M. Beauchemin : ...
Mme Duranceau : Oui, à même...
à même les crédits qui sont votés pour l'année en cours, les disponibilités
budgétaires.
M. Beauchemin : Mais, dans
les crédits, justement, il n'y a pas d'enveloppes qui sont spécifiques pour des
trucs comme ça. Ça fait que là, maintenant...
Mme Duranceau : Pour de
l'innovation?
M. Beauchemin : Bien, non,
mais il n'y a pas de... tu sais, des projets pilotes, là, OK? Tu sais, tu le
vois dans les crédits, quand tu arrives, tu granules, là, puis tu es... tu
arrives là, il n'y a pas de... tu sais, il faut que ce soit défini aussi dans
les crédits, malheureusement, pour que tu puisses faire ça. Ça fait que c'est
ça, ils vont modifier les crédits pour le refléter?
Mme Duranceau : ...c'est ça.
Parce que, là, on est dans le régime... voyons, c'est quoi, le terme, le régime
pédagogique, tu sais, ça ne veut pas dire qu'une initiative est nécessairement
liée à des coûts. Je ne sais pas. Est-ce que vous avez un exemple que vous
pourriez donner, Mme Lapointe ou?
Des voix : ...
Mme Lapointe (Lucie) : Présentement,
il n'y a pas... Présentement, il n'y a pas rien de défini, c'est vraiment de se
donner un levier pour être...
16 h 30 (version non révisée)
Mme Lapointe (Lucie) : ...en
mesure d'expérimenter des avenues qui pourraient être, qui pourraient vouloir
être empruntées. Avant que ça devienne d'application à l'égard de tous, c'est
vraiment de mettre à contribution, par exemple, les parties prenantes du réseau
qui vont apporter...
M. Beauchemin : Je comprends,
mais il n'y a pas de budget, donc, d'alloué à ça.
Mme Duranceau : ...je ne sais
pas, on avait des cours d'économie familiale, nous, là, quand on était à l'école,
là, ça a évolué à d'autres... je ne sais pas comment, mais, bref, tu sais,
quelqu'un pourrait dire : Je veux réintroduire ça, puis, bon, on le teste
à même nos budgets déjà... le nombre des bulletins, le nombre d'heures par
matière. Ça fait que... des affaires comme ça.
Tu sais... je ne sais pas si ça a
rapport, mais, tu sais, il y a des écoles où ils offrent première moitié de l'année
en français, deuxième moitié en anglais. Finalement, tu sais, c'est ta même
rémunération, mais tu as structuré tes affaires différemment parce que... est-ce
qu'on aurait eu besoin? Là, ce n'est pas un bon exemple, parce que c'est déjà
en vigueur, là, mais je présume.
M. Beauchemin : OK. C'est bon.
Le Président (M. Gagnon) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention,
je vais procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'amendement introduisant le
nouvel article 383.4 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Gagnon) : Donc,
le nouvel article 383.4 est adopté. Alors, nous allons maintenant... Mme la
ministre, si vous êtes en mesure de nous faire la lecture de l'amendement
383.5, s'il vous plaît.
Mme Duranceau : ...donc
383.5. Alors, 24.1, Loi concernant le réseau structurant de transports en
commun de la ville de Québec. Insérer, après l'article... 383.4 du projet de
loi tel qu'amendé, ce qui suit :
«Chapitre 10. Réseau structurant de
transport en commun de la ville de Québec.
«Loi concernant le réseau structurant de
transport en commun de la ville de Québec.
«383.5. La Loi concernant le réseau
structurant de transport en commun de la ville de Québec est modifiée par l'insertion,
après l'article 24, du suivant :
«24.1. Le ministre des Transports peut
déléguer à Mobilité Infra Québec, en tout ou en partie, et aux conditions qu'il
détermine, ses pouvoirs et ses fonctions prévues par la présente loi, à l'exception
de l'article 26.»
Alors, cet amendement vise à permettre au
ministre des Transports et de la Mobilité durable de déléguer à Mobilité Infra
Québec, en tout ou en partie, ses pouvoirs et ses fonctions prévues à la Loi
concernant le réseau structurant de transport en commun de la ville de Québec.
Donc là, on est venu mettre dans la loi quelque chose qui, dans les faits, s'exerce
déjà, là. C'est comme ça que ça fonctionne sur le plancher. Et je vous cherche
quelques commentaires additionnels.
M. Beauchemin : ...ville de Québec,
on le fait-tu pour d'autres municipalités?
Mme Duranceau : Bien là, il y
a un projet, à Québec, là, de... structurant.
M. Beauchemin : Il y a un
projet à Montréal.
Des voix : ...
Mme Duranceau : Bon, en tout
cas, on vient corriger quelque chose qui aurait dû être là du début. C'est ça.
Puis ça va permettre de simplifier la gouvernance du projet puis de soutenir
une mise en œuvre plus efficace en limitant le nombre d'acteurs gouvernementaux
dans le projet... dans la gouvernance du projet.
M. Beauchemin : En limitant
le nombre de...
Mme Duranceau : D'acteurs
gouvernementaux dans la gouvernance du projet.
M. Beauchemin : Puis pourquoi
qu'on fait ça, là?
Mme Duranceau : Un instant.
Des voix : ...
Mme Duranceau : OK, bon. Là,
c'est plutôt technique. Ça fait que ça aurait dû être là, on l'ajoute. Autour
de la table, il y a le ministère du Transport, il y a MIQ, qui est Mobilité
Infra Québec, il y a la ville de Québec puis il y a CDPQ Infra qui est là.
Alors là, dans le fond, on veut... comme on a... c'est MIQ qui s'occupe de ça, bien,
enlever les intervenants du ministère du Transport autour de la table. Là, pour
plus de questions au niveau plus opérationnel...
M. Beauchemin : ...qu'est-ce
qu'on a fait quand c'était le temps du REM?
Mme Duranceau : Bien, c'est
une bonne question, qu'on va... Bien, MIQ n'existait pas, premièrement, ça fait
que ça devait être MTMD puis CDPQ, mais peut-être que je laisserais M. Clerens,
du MTMD, préciser.
Le Président (M. Gagnon) : Est-ce
qu'il y a consentement pour laisser M. Clerens...
M. Beauchemin : Oui,
consentement.
Le Président (M. Gagnon) : S'il
vous plaît, votre nom et votre titre, M. Clerens.
M. Clerens (David) : Bonjour.
David Clerens, je suis cadre au ministère des Transports et de la Mobilité
durable. Dans le cas spécifique du REM, en fait, c'est un projet de CDPQ infra,
donc CDPQ infra est le maître d'ouvrage. Dans le cas ici, qui nous occupe, pour
le réseau structurant de la ville de Québec, il y avait une loi spécifique pour
la réalisation de ce projet qui est entrée en vigueur en 2019. C'était avant
la...
M. Clerens (David) : ...et
l'arrivée de MIQ, et donc le maître d'ouvrage du projet était le ministère des
Transports. Avec la... l'entrée, la création de MIQ qui doit réaliser des
projets majeurs de transport collectif essentiellement, l'idée est de lui
confier la maîtrise d'ouvrage du projet. Donc, c'est ce que ce... cet
amendement vise en venant préciser que le ministre peut déléguer ses pouvoirs
en vertu de la loi spécifique pour le réseau structurant à MIQ.
M. Beauchemin : OK. Ça fait
que, donc, ce que vous nous dites, c'est que la caisse, c'était comme le
fournisseur de services pour exécuter le REM, «therefore», on ne s'en est pas
occupé. C'est ça, grosso modo.
M. Clerens (David) : En fait,
la caisse, c'est comme le maître d'œuvre. Le maître d'ouvrage, c'est celui qui
donne, si vous voulez, les... les grands objectifs du projet puis qui... qui...
qui donne les grands... les grands mandats. Le maître d'oeuvre, c'est plutôt
celui qui exécute la réalisation des travaux. Donc, ça, ça... ça ne change pas.
Le rôle de CDPQ ne change pas du tout, du tout dans le cadre du projet
structurant. C'est plutôt celui qui donne les ordres, si on veut, qui devient
MIQ plutôt que le ministère des Transports.
M. Beauchemin : Puis ça, Mme
la ministre, on fait ça parce que... Pourquoi, donc, on... c'est quoi... C'est
quoi, les intentions en arrière?
Mme Duranceau : ...c'est... il
aurait... Il aurait fallu le faire dès le début, parce que, dans le fond,
MIQ... En fait, le projet structurant de transport en commun de la ville de
Québec, ça, c'était... Tu sais, ils souhaitaient les pouvoirs... attend, les
pouvoirs de MIQ, ils ont été déterminés en vertu de l'article deux de la Loi
concernant le réseau structurant de transport en commun de la ville de Québec,
comme maître d'ouvrage du projet, puis donc, c'est déjà MIQ qui est supposé
être le maître d'ouvrage du projet. Puis il aurait fallu préciser d'emblée que
le ministre des Transports déléguait ses pouvoirs à MIQ à cet égard-là, puis ça
n'a pas été fait. Ça fait que c'est un changement qui est cosmétique.
M. Beauchemin : ...de la
caisse... de CDPQ Infra ici?
Mme Duranceau : Bien, ils ne
sont pas là, la... Ils sont...
M. Beauchemin : Bien, dans le
projet de Québec?
Mme Duranceau : Ils sont là
dans le projet, mais le ministère, il n'est pas autour de la table sur ça, là.
Des voix : ...
Mme Duranceau : C'est ça,
c'est que MIQ puis MTMD, ils passent leur temps à se faire de la reddition de
comptes entre eux. Là, à un moment donné, ils sont... MIQ est autour de la
table avec la ville puis CDPQ, puis on enlève l'intervenant du ministère qui
n'est pas... qui n'est pas utile dans la... dans la discussion. Puis C'est ce
qu'on aurait dû prévoir.
M. Beauchemin : Ça ne freine
pas le dossier, un peu, ce qu'on fait là, ou on fait...
Mme Duranceau : Bien, la ville
est au courant de notre approche, là, puis reconnait que ça va plutôt alléger
le processus.
M. Beauchemin : Donc, la ville
de Québec... Ça fait que, là, est-ce que... on n'ajoute pas d'acteur dans le
dossier, on enlève des acteurs dans le dossier, si je comprends bien. C'est ça?
Mme Duranceau : Ça enlève le
ministère du Transport autour de la table au niveau de la reddition de comptes,
puis, dans le fond, dans les faits, Transports a déjà décidé de déléguer ce
projet-là à MIQ, mais, dans la loi, ce n'était comme pas... il subsistait un
doute à cet égard-à. Alors là, on est venus l'expliciter clairement, que la
délégation de pouvoir du ministre des Transports se faisait à la... en faveur
de MIQ.
M. Beauchemin : Mais MIQ, là,
maintenant va quand même se rapporter.
Mme Duranceau : Oui, parce
qu'ils ont une structure de gouvernance, par ailleurs, MIQ par rapport aux
Transports, là, tu sais.
M. Beauchemin : Ça fait que,
là, avant, tu avais les deux, tu avais le ministère puis MIQ, puis les deux
devaient se...
• (16 h 40) •
Mme Duranceau : Oui, ça fait
que, prenons le parallèle avec Santé Québec, tu sais, est-ce que, chaque fois
que Santé Québec prend une décision, le ministère de la Santé est assis à la
table? Non, ils sont indépendants dans leur gestion. Ça fait que c'est un petit
peu ça, la logique ici. Mais si ce n'est pas explicité comme tel dans la loi,
bien là, il y a un doute qui subsiste. Puis faut-tu être là? Ça fait que, là,
il est... pardon, il était là parce que la loi n'avait pas été... n'avait pas
été modifiée en conséquence, là.
Des voix : ...
Mme Duranceau : C'est ça, on
pensait régler ça par décret, honnêtement, puis il a fallu... il fallait venir
modifier la loi plutôt que... que de changer ça par un décret du gouvernement.
M. Beauchemin : ...ça, ça va
devenir plus efficace.
Mme Duranceau : Bien, tu vas
avoir un acteur de moins autour de la table. Puis, en tout cas, sur le plan
juridique, il n'y a pas de questions qui vont se poser. Qui est imputable?
C'est MIQ, puis MIQ relève de Transports, par ailleurs, pour l'ensemble de son
œuvre. Ça fait qu'il y a une... il y a une... il y a une reddition de comptes
entre les deux, là.
M. Beauchemin : Puis
l'exécutant, c'est-à-dire CDPQ Infra, là, vont... CDPQ Infra vont rester
l'exécutant du projet, c'est ça...
Mme Duranceau : ...bien là,
ça, je ne sais pas comment ils sont organisés là, mais c'est ça, le...
M. Clerens (David) : Oui,
c'est ça. Le rôle de maîtrise d'oeuvre, si on veut, de responsable de la
réalisation du projet, ça va rester à CDPQ Infra. Son rôle n'est pas du tout
modifié par ce changement législatif ni le rôle de la ville de Québec
d'ailleurs. C'est vraiment en termes de maîtrise d'ouvrage, donc qui est le
donneur d'ouvrage du projet, ça passe du ministère à MIQ.
M. Beauchemin : Je ne suis
pas l'expert qui va s'asseoir à cette table-là, là, mais il y avait-tu des
situations où il fallait qu'on vote chacun pour son organisation, à savoir en
avance ou pas, dans tel ou tel dossier, puis là on réduit un vote de la table?
M. Clerens (David) : Non,
non, c'est vraiment une question de gouvernance, en fait, là, mais il n'y avait
pas de...
M. Beauchemin : Il n'y a
jamais eu aucun moment ou il n'y a pas aucun moment où, par exemple, justement,
les trois partenaires peuvent s'asseoir... ou quatre partenaires s'assoient
autour de la table, votent s'ils veulent aller de l'avant dans telle ou telle
direction de modification, on a besoin de ci de plus, etc. Là, maintenant, on
enlève un vote à la table?
Mme Duranceau : Bien non, ce
n'était pas ça, la gouvernance. Tu sais, le... Dans le fond, ça aurait dû être
fait du début quand je ne sais pas laquelle des deux lois...
M. Beauchemin : Ça, je le
comprends, que ça...
Mme Duranceau : Bon, bien,
c'est ça. Ça fait que, là, finalement, on a des employés du ministère des
Transports qui sont assis à cette table-là puis qui devraient faire d'autres
choses et non ça, puis qui n'ont pas à... qui ne votent pas... il n'y a pas une
histoire de vote différent de MIQ, c'est la même... c'est le même objectif, là.
Ça fait qu'on dédouble la présence de transport à cette table-là, MTMD et MIQ.
Ça fait que, là, on dit : Regarde, pour enlever tout doute, c'est clair
que les pouvoirs sont délégués à l'égard de ce projet-là puis c'est MIQ qui
doit rendre compte sur ça et non MTMD.
M. Beauchemin : Puis si on ne
fait pas ça, ça peut continuer à fonctionner, mais ça va juste être un...
Mme Duranceau : Bien là, j'ai
du monde qui travaille en double sur une affaire. Ça fait que j'essaie de
limiter ça et d'être dans l'efficacité.
Des voix : ...
Le Président (M. Gagnon) : ...d'autres
interventions?
M. Beauchemin : C'est vrai
qu'il me... mon recherchiste me pose une bonne question. Donc, il y avait une
certaine expertise au ministère des Transports, que, là, on assume que MIQ a,
il y a une égalité des compétences, que, là, on assume que MIQ a. Est-ce que
c'est bel et bien le cas? Il y a-tu eu... il y a-tu une perte d'expertise qui
se réalise par la disparition du ministère là-dedans, quelconque? Parce qu'on
ne parle pas de... d'employés avec la même expérience, on ne parle pas de la
même ancienneté, si on peut le dire de cette façon-là, à l'intérieur d'un rôle
de, justement, gestion de projet, là, ça fait qu'on...
Mme Duranceau : Bien, en
fait, tu sais, on a créé MIQ puis il y a des employés du MTMD... pour aller
chercher de l'expertise, puis il y a des employés du MTMD qui ont été
transférés à MIQ, puis là MIQ a principalement ce projet-là à gérer. Donc, ils
avaient déjà les bons employés là-dessus. Tu sais, c'est vraiment une affaire
administratif, là, puis que... pour que juridiquement tout soit clean qu'on
fait ça, parce que, dans les faits, je ne sais même pas s'il y a deux
personnes, là.
M. Beauchemin : Parce que, tu
sais, je veux juste m'assurer qu'on le fait bien, là. Puis est-ce qu'on perd de
l'expertise en éliminant le ministère? Je comprends le... je comprends le
complexe... la complexité du doublon et tout ça, là, ce n'est pas ça qui est
l'enjeu, mais c'est juste qu'étant donné que le MIQ, c'est nouveau, je sais
qu'ils ont... On me dit qu'on a staffé avec du monde d'expérience, tant mieux,
mais on l'a vu avec Santé Québec puis le ministère de la Santé, là. Ça fait que
c'est pour ça que... tu sais, on répète tu encore la même possibilité d'erreur
ici, là?
Mme Duranceau : Je ne sais
pas à quoi vous faites référence.
M. Beauchemin : ...
Mme Duranceau : Non.
Sincèrement.
M. Beauchemin : Bien, tu
sais, Santé Québec, ministère de la Santé, il y a eu des... comment pourrais-je
dire, donc, des pertes de connaissance à Santé Québec, que ce n'est pas
exactement la même expérience que les gens du ministère de la Santé avaient. Il
y a eu des pertes qui se sont faites avec, justement, ce mouvement de
structures là. Ça fait que la raison pour laquelle les deux étaient
initialement essentiels, pour s'assurer que ça aille bien. Puis, après ça,
bien, ils ont fait ce que vous faites là, mais il y a eu des pertes
d'expertise. Ça fait que, là, je me pose la question ici. Est-ce qu'il y a
encore des pertes d'expertise qui peuvent se faire?
Le Président (M. Gagnon) : Je
me dois d'être le gardien du temps. On m'avait demandé d'informer les membres à
16 h 45, il est 16 h 46.
M. Beauchemin : Deux autres
minutes?
Le Président (M. Gagnon) :
S'il y a consentement, vous pouvez étirer.
Mme Duranceau : Donc, on peut
être en désaccord, là, sur la perte d'expertise, là, parce que je pense...
Mme Duranceau : ...Santé
Québec, on a eu une belle complémentarité, puis ceux qui devaient rester en
poste sont restés en poste. Alors là, ici, non, honnêtement, tu sais, on n'aurait
pas eu cette discussion-là si l'élément technique avait été déjà prévu dans la
loi au départ, là. À la limite, c'est un oubli à ce moment-là. Là, c'est
vraiment pour refléter la pratique puis ce qui devait se faire. Puis en termes
d'expertise, à MIQ on a des gens qui ont... qui ont été accueillis en
provenance du ministère des Transports, puis sans doute des gens qui viennent
de l'externe pour compléter l'expertise. Ça fait que je pense que, tu sais,
dans l'intérêt de voir ce projet-là se réaliser dans les meilleurs coûts et
délais possibles... tu sais, il y a une responsabilité, puis il y a une
imputabilité des gens de MIQ à avoir les bonnes personnes autour de la table.
Le Président (M. Gagnon) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? Il ne semble pas y avoir d'autres
interventions, alors, je vais procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'amendement introduisant le nouvel article 383.5 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Gagnon) :
Donc, le nouvel article 383.5 est adopté. Je vous remercie de votre
collaboration. Compte tenu de... de l'heure, pardon, la commission ajourne ses
travaux de manière sine die.
(Fin de la séance à 16
h
47)