(Neuf heures quatre minutes)
Mme Blanchette Vézina : Bonjour,
tout le monde. Très heureuse d'être ici aujourd'hui comme première fois,
officiellement, faisant partie du Parti conservateur du Québec. Alors, je suis
accompagnée d'Éric Duhaime, chef du Parti conservateur, qui fait son entrée au
parlement, donc, officiellement aujourd'hui. Et, aujourd'hui, j'aurai donc une
question, là, première question qui sera posée en Chambre et j'ai l'intention
de... d'avoir un sujet qui touche à la fois les militants et les membres du
Parti conservateur... les citoyens qui ont voté pour le Parti conservateur,
c'est-à-dire, et à la fois le comté de Rimouski.
On présente aussi une motion. On s'est dit
aujourd'hui qu'on pourrait y aller avec ce qui se passe dans l'actualité
également. Un article est sorti indiquant que Parti libéral du Canada souhaite
venir restreindre la clause nonobstant dans le cadre de leur congrès, et, pour
nous, c'est inacceptable. Alors, déposer une motion, qui, je l'espère, sera
adoptée à l'unanimité par les partis, l'ensemble des groupes parlementaires et
par les députés indépendants, qui va venir réaffirmer que cette clause de
dérogation, bien, elle est importante, que c'est une disposition qui fait
partie intégrante de la Constitution, qu'elle vise à assurer un équilibre entre
les pouvoirs judiciaires, la primauté des droits aussi, des... des citoyens du
Québec, qu'on vient réaffirmer le droit du Québec d'y recourir également,
incluant de manière préventive, sans ingérence ni restriction de la part du
gouvernement fédéral ou de toute autre instance. Et on vient dénoncer, donc,
toute tentative visant à limiter, encadrer ou neutraliser l'utilisation de
cette disposition par les provinces, notamment par l'utilisation d'un pouvoir
de désaveu ou par des initiatives politiques fédérales.
Alors, on vient réaffirmer, là, que toute
remise en question de ce droit constituerait une atteinte directe à l'autonomie
des provinces, et on va souhaiter l'envoyer, si c'est adopté, notamment à Danielle
Smith, première ministre de l'Alberta, mais également à Scott Moe, Doug Ford,
en Ontario, et, bien sûr, au Parti libéral du Canada.
M. Duhaime (Éric) : Merci
beaucoup, Maïté. Donc, c'est un grand jour, je pense, pour tous les démocrates
québécois, pour tout, évidemment, en particulier les conservateurs québécois.
Puis d'être ici aujourd'hui avec Maïté, c'est un exemple de ce qui change à
partir de maintenant, le fait que maintenant, on peut déposer une motion. Elle
vient de parler, là. Ce matin, Maïté puis moi, on se textait à 5 h 30
pour regarder l'actualité puis pour voir ce qu'on pouvait faire aujourd'hui.
Elle va aussi poser une question un peu plus tard sur quelque chose qui est
tout à fait en ligne droite, là, du programme du Parti conservateur, notamment
sur le privé en santé, mais aussi pour l'accès aux soins dans sa
circonscription de Rimouski.
Donc, tu sais, les gens se demandent qu'est-ce
que ça change. Bien, concrètement, vous avez trois exemples aujourd'hui de ce
qui va changer grâce au fait que 530 000 électeurs québécois sont
maintenant représentés à l'intérieur des murs de l'Assemblée nationale. Sur ce,
ça va maintenant nous faire plaisir de répondre à vos questions.
Journaliste : M. Rousseau, ses
excuses, qu'est-ce que vous pensez? Est-ce que vous pensez que c'est... qu'il
devrait démissionner?
M. Duhaime (Éric) : Bien, je
pense... oui, il devrait démissionner. Mais non seulement il devrait
démissionner, mais ce qu'on a de la difficulté à comprendre, ce que M. et Mme
tout le monde a de la difficulté à comprendre aujourd'hui, c'est comment ça se
fait qu'un unilingue anglophone s'est ramassé à la présidence d'Air Canada, puis,
aujourd'hui, on est obligé de demander sa démission parce qu'il ne parle pas
français? Il me semble que d'habitude, c'est a priori qu'on évalue les
candidatures des gens qui postulent, pas plusieurs années après pour se rendre
compte qu'ils n'ont pas les qualifications nécessaires pour occuper le job.
Puis c'est sûr que c'est injustifiable, là. Tu sais, on demande à un agent de
bord d'être bilingue, mais le président de l'entreprise ne l'est même pas. Il y
a quelque chose d'un peu indécent. J'espère que le prochain, son successeur,
ils vont y penser avant plutôt qu'y penser quelques années plus tard.
Journaliste : Donc, Mme Blanchette
Vézina, allez-vous voter pour la motion de la CAQ?
Mme Blanchette Vézina : Tout
à fait, je vais consentir. Donc, oui, tout à fait.
Journaliste : Vous parliez de
privé en santé. Pourquoi ça concerne aussi les gens de Rimouski en plus des
électeurs conservateurs, ce dossier?
Mme Blanchette Vézina : En
fait, on a des difficultés d'accès à Rimouski, pas juste à Rimouski, là, je
vous dirais, là. Rimouski, on est, somme toute, chanceux, il y a un hôpital
régional, mais qui est vétuste dans les plus vétustes au Québec, qui est au Plan
québécois des infrastructures depuis 12 ans minimum pour la réfection,
notamment, du bloc opératoire. Il n'y a pas d'hémodynamie, les gens sont
transférés vers Québec. Il n'y a pas d'alternative du privé, là, nulle part à
Rimouski. Donc, les gens ne peuvent pas prendre un abonnement à des cliniques
privées pour pouvoir avoir de l'accès. Ça devient un enjeu pour plein de
services, mais notamment pour des services très simples. Puis il y a des
initiatives de vouloir avoir des lectures de greffes simples, des choses qui
pourraient être faites à distance. Il y a des demandes de collaboration qui sont
faites au CISSS au départ, puis là, avec Santé Québec aussi, il y a un manque
de collaboration, donc des initiatives qui sont portées par des médecins qui
souhaiteraient avoir des lectures, par exemple, de fractures qui viennent avant
trois semaines, un mois ou des lectures de poumons. Parce que c'est ça, le
délai, en ce moment, de lecture d'une graphie à Rimouski, c'est trois semaines
dans le minimum et ça peut monter jusqu'à trois mois lorsqu'il y a des bris de
services. Il y a des initiatives qui sont portées pour que le privé puisse s'impliquer.
Il y a un refus... En fait, il y a peu de collaboration. Pour moi, c'est un
refus. Ça fait plus de trois ans qu'il y a des demandes qui sont formulées pour
avoir, sans frais, un appareil de greffier à Rimouski. Il n'y a pas de
collaboration.
Journaliste : Mais ma
question, c'est plus : Pourquoi les gens de Rimouski n'ont pas voté pour
plus de privé en santé, là? Donc, pourquoi aujourd'hui vous dites qu'il y a un
enjeu pour eux?
Mme Blanchette Vézina : Les gens
de Rimouski ont voté pour la CAQ, et la CAQ, je le sais, j'en étais, promettait
d'avoir des mini-hôpitaux privés, promettait aussi d'avoir la place du privé en
santé. Il n'a pas livré, et les soins de services se détériorent à Rimouski et
ailleurs dans la région de l'est du Québec. Et moi, j'avais... j'avais, dans le
programme de la CAQ, des mini-hôpitaux, j'avais du privé dans le programme de
la CAQ. J'ai quitté la CAQ parce qu'elle ne remplit pas ses promesses.
Journaliste : Québec
solidaire a dit qu'il vous avait approchée pour être candidate en 2022. Est-ce
que c'est vrai? Puis comment on peut passer de Québec solidaire au Parti
conservateur? Bien, c'est à vous que je m'adresse, là, parce que c'est quand
même votre parcours.
Mme Blanchette Vézina : Je
peux... Oui, oui. Bien, on a répondu, là, mais je pense que c'était en 2021,
j'étais mairesse, beaucoup de candidats... beaucoup de partis souhaitaient que
je sois candidate, mais j'ai choisi... j'ai seulement milité pour la CAQ, et je
l'ai répété depuis trois jours, et, depuis, il n'y a pas eu de rencontre, là.
Journaliste : Ils vous ont
approché, Québec solidaire, vous avez eu des discussions avec eux, vous avez
envisagé d'être candidate.
Mme Blanchette Vézina : Écoutez,
j'ai seulement milité pour la CAQ avant d'être au Parti conservateur.
Journaliste : Ça ne répond
pas à la question du tout. Je veux dire, Québec solidaire nous dit que vous
avez été approché, il y a eu des discussions, vous étiez proche d'une
candidature. Est-ce que vous avez envisagé être candidate pour Québec solidaire?
Mme Blanchette Vézina : Je
l'ai dit et je le répète, j'étais mairesse. Je pense que j'étais une
candidature intéressante parce que plusieurs partis souhaitaient m'avoir comme
candidate. Mais j'ai choisi la CAQ et j'ai milité qu'avec la CAQ.
M. Duhaime (Éric) : Je peux
peut-être ajouter quelque chose là-dessus, là. Je sais que nos adversaires,
cette semaine, essaient beaucoup d'envoyer toutes sortes d'histoires anciennes
puis essaient de déterrer toutes sortes de choses. Pour moi, personnellement,
là, je trouve que c'est une très bonne nouvelle pour le Parti conservateur,
parce que ça signifie vraiment qu'on dérange puis on a gagné la semaine. Quand
les adversaires sont obligés de sortir des vieilles histoires puis essayer de
nous salir de cette façon-là, je pense que c'est assez symptomatique de ce
qu'il se passe réellement. Et moi, je me réjouis. Puis je le dis juste à nos
adversaires de s'habituer parce qu'on va en gagner d'autres, des semaines.
Merci.
Journaliste
: ...les
références notamment, M. Duhaime, au curriculum vitae de votre candidate dans
Montmorency.
M. Duhaime (Éric) : Écoutez,
là, je ne veux pas embarquer dans ce cas-là parce que je sais qu'il va y avoir
des actions qui vont être entreprises par les gens qui veulent se... qui
veulent défendre leur réputation et qui ont... qui ont été peut-être un peu
entachés par ce qui a été sorti, là, mais je pense que, tu sais, c'est... Puis c'est
ça qui est bizarre, c'est qu'on a des adversaires qui disent toujours que, tu
sais, ils veulent faire de la politique propre, tout ça. Puis là, il arrive une
candidate qui, de bonne foi, par conviction, se tient debout, s'en vient ici
puis décide de se présenter pour nous, et là on essaie de déterrer toutes
sortes de choses pour la discréditer. Quand c'est rendu que même Éric Caire dit
qu'elle n'est pas crédible, là, ça vous donne une idée comment est-ce qu'ils
sont rendus désespérés, s'il faut qu'ils envoient Éric Caire pour dire que
quelqu'un d'autre n'est pas crédible que lui.
Journaliste : Vous n'avez
jamais fait ça, vous? Vous n'avez jamais fait ça face à vos adversaires?
M. Duhaime (Éric) : Souvent.
Journaliste
: Parce
que, des transfuges, vous les avez dénoncées, là.
Hieruhaime (Éric) : Souvent,
mais dans le cas qui nous intéresse actuellement, là... hier soir, Maïté
Blanchette Vézina et moi, on était avec 350 militants dans La Peltrie pour
l'investir comme candidate conservatrice. On est en précampagne électorale.
Tous les partis sont en train d'annoncer leurs candidats en vue de l'élection.
C'est exactement ce qu'on a fait dans La Peltrie hier soir. Ce n'est pas... on
ne parle pas de quelqu'un qui quitte le gouvernement trois mois après avoir été
élu sous une bannière pour essayer de donner une majorité au gouvernement ou
pour avoir un voyage, ou pour avoir un poste comme secrétaire parlementaire ou
quelque autre avantage, là, on parle d'une femme qui, par conviction, se tient
debout, se présente en vue de l'élection. Elle a fait quand même six mois
pendant... comme indépendante par respect pour ces électeurs, mais là on est en
précampagne électorale puis les gens doivent se présenter. Ce n'est pas vrai
qu'elle va se présenter le 3 octobre pour se faire élire le 5, là.
Journaliste : Mais est-ce que
les gens auraient droit de le savoir, qu'une candidate a magasiné puis a
regardé pour d'autres partis?
M. Duhaime (Éric) : Bien,
écoutez, je pense que quand quelqu'un est maire d'une ville, c'est normal qu'on
parle à tous les partis, là. Moi-même, je parle à bien des maires qui n'ont pas
nécessairement mes convictions politiques puis ça se peut que j'aie des
discussions puis que je leur lance, à la blague, que je trouve qu'ils feraient
des maudits bons candidats conservateurs.
Journaliste : ...ce qu'on a
offert à Mme Maïté Blanchette Vézina?
M. Duhaime (Éric) : Non, non,
mais écoutez, là, on ne commencera pas à jouer, là, à untel a dit ça puis
l'autre tel a dit le contraire, puis non, c'est vrai, non, ce n'est pas vrai,
là. On n'a pas 12 ans, là.
Journaliste
: Je ne dis
pas qu'ils ont...
M. Duhaime (Éric) : Non, non,
mais c'est la version d'un contre la version de l'autre.
Journaliste
: ...je
veux dire, il y a des députés qui ont... il y a des députés qui ont dit... on
n'est pas dans le ouï-dire, là, il y a des députés, Sol Zanetti,
M. Bérubé, qui ont dit qu'il y a eu des approches. Ce n'est pas du
ouï-dire, là.
M. Duhaime (Éric) : Non, non,
mais écoutez, là, moi, il y a du monde que... je parle à des maires à tous les
jours, là. Même hier soir, j'ai soupé avec un maire. Ce n'est pas...
Journaliste
: ...à la
blague...
M. Duhaime (Éric) : Non, non,
mais c'est normal. Quand tu es chef d'un parti, là, tu essaies de recruter du
monde. Les députés font la même chose. C'est tout à fait normal, en politique,
de tendre des perches à des gens qui ont de la crédibilité, qui ont de
l'expérience au niveau local, de leur tendre la perche pour une candidature. Ce
n'est pas quelque chose qui est nouveau.
Journaliste : ...vous avez
approché Québec solidaire. Parce que de mémoire, dans le texte, c'était :
Vous avez approché Québec solidaire.
M. Duhaime (Éric) : Bien,
c'est exactement le genre de...
Mme Blanchette Vézina : Bien,
comme M. Duhaime vous l'a mentionné, puis je l'ai répété, là, on parle de
2021-2022, ça fait cinq ans... Écoutez, j'étais mairesse, plusieurs candidats
et plusieurs partis m'ont approché.
Journaliste : Je vous
demande : Est-ce que, dans le cas de Québec solidaire, c'est vous qui les
avez approchés ou c'est eux qui vous ont approché?
Mme Blanchette Vézina : En
toute franchise, là, je ne m'en souviens pas. En 2021-2022, je ne sais pas si
vous vous souvenez de tout ce que vous avez fait, mais moi non.
Journaliste : ...je pense que
je m'en souviendrais, là.
Mme Blanchette Vézina : Bien,
exactement. Ça fait que c'était... Pour moi, là, aujourd'hui, ce que vous
voyez, là, c'est une campagne de salissage pour essayer de discréditer une
candidate qui s'est tenue debout, qui a envie de porter des valeurs
conservatrices parce qu'elle y croit depuis le début. J'ai toujours défendu ces
valeurs-là. Je me suis jointe à la CAQ parce que c'est un parti de centre droit
qui voulait défendre les intérêts de ma région et ensuite... et ensuite j'ai
quitté.
Journaliste
:
...qu'est-ce qui fait que vous avez envisagé d'être candidate pour le parti... Québec
solidaire, alors qu'aujourd'hui vous êtes avec le Parti conservateur, qui est à
l'autre bout du spectre?
M. Duhaime (Éric) : Je peux
juste vous dire une chose, là, comment ça se fait... Si c'était vrai, cette
histoire-là, pouvez-vous comprendre pourquoi Québec solidaire n'a pas sorti ça
quand elle s'est présentée à la CAQ?
Journaliste
: ...que
c'est faux?
M. Duhaime (Éric) : Non, non,
mais c'est ça. Mais c'est... attendez, là, mais pourquoi...
Journaliste
: ...
Journaliste
: ...moi,
je n'entends pas Mme Blanchette Vézina dire que c'est faux. Ça fait qu'en ce
moment on n'a pas deux versions...
M. Duhaime (Éric) : Non, mais
moi... OK. Moi, je pose une question. Si c'est vrai, pourquoi Québec solidaire
ne l'a pas sorti? C'est ça, la question que vous auriez dû poser à M. Zanetti.
Pourquoi ils l'ont...
Journaliste
: ...
M. Duhaime (Éric) : Non, non,
mais pourquoi ils l'ont...
Journaliste
: ...
M. Duhaime (Éric) : Attendez,
s'ils veulent... s'ils veulent... s'ils veulent attaquer un adversaire... moi,
s'il y a quelqu'un qui... effectivement, qui devait être candidat pour moi puis
qui se présente pour un autre parti, que ce soit la CAQ ou que ce soit Québec solidaire,
je vais le dire. Pourquoi, là, ils le sortent juste quand c'est conservateur,
puis ils ne l'ont pas sorti quand c'était la CAQ? Il faut... il faut se poser
la question, là.
Journaliste
: ...
M. Duhaime (Éric) : Bien,
écoutez, c'est une mairesse qui parlait à tout le monde comme moi, je parle à
tous les... à tous les maires. Ce n'est pas ça, la question.
Journaliste
: ...vous
avez approché QS puis vous avez eu des discussions avec eux?
Mme Blanchette Vézina : Ce que
je peux vous dire, que je me souviens, c'est qu'on a soupé ensemble,
effectivement, il y avait une volonté que je me présente pour eux. Ils
souhaitaient que je me présente pour eux. Mais j'ai...
Journaliste
: ...
Mme Blanchette Vézina : Mais
je ne me suis pas présentée parce qu'il y avait des choses qui ne concordaient
pas avec mes valeurs. Pour moi, il était important de défendre le privé en
santé. C'en est une, des choses qui, pour moi, étaient importantes et qui ne
coïncidaient pas avec d'autres partis. Donc, ce n'est pas... ce n'est pas du
magasinage que j'avais fait, c'étaient des gens qui m'approchaient, parce que
j'avais une vision qu'ils souhaitaient que... certains... certains partis
souhaitaient que je porte. Puis je pense qu'il y a beaucoup de maires au Québec
se font approchés par beaucoup de partis.
Journaliste
: ...
Mme Blanchette Vézina : Sol
Zanetti.
Journaliste
: Donc,
pourquoi avoir... Si on soupe avec quelqu'un, dans cette optique-là, est-ce qu'on
réfléchit assez sérieusement à se présenter sous la bannière d'un parti?
Mme Blanchette Vézina :
Écoutez, écoutez, je n'ai pas milité pour Québec solidaire, j'ai milité
uniquement pour la CAQ, je le répète, là, bien franchement, et j'avais plusieurs
cartes de membre. Je n'ai jamais nié ça, même en 2022, vous m'avez déjà posé la
question. J'avais répondu en disant, et c'est encore la vraie chose, la
Coalition avenir Québec, c'est une coalition de plusieurs horizons. Et moi, ce
qui me rejoignait, à la Coalition avenir Québec et qui me rejoint au Parti
conservateur, ce sont les aspects de droite, de privé en santé, notamment,
d'efficacité de l'État. Et ça, ça ne rejoignait aucunement QS.
Journaliste
: ...gaz de
schiste, vous êtes à l'aise avec la position du parti? Je ne suis pas certain
que vous avez répondu.
Mme Blanchette Vézina : J'ai
répondu lors de mon point de presse, mais je vais le répéter. En fait,
effectivement, là, j'ai pris des positions, à l'époque où j'étais mairesse,
parce qu'à l'époque, il y avait une campagne aussi qui mentionnait les dangers
que ça pouvait avoir, cet effet d'exploiter nos hydrocarbures, mais comme
plusieurs aujourd'hui, je pense que vous avez compris que le monde a changé...
on est dépendants de nos... des hydrocarbures importés, du gaz importé. Et les
technologies ont changé aussi. Je l'ai vu, comme ministre des Ressources
naturelles, qu'on peut faire les choses correctement, exploiter nos ressources
de manière convenable, avec des normes environnementales et cesser d'être
dépendants des autres juridictions. Et c'est pour ça que ma pensée a évolué,
comme plusieurs. Et d'ailleurs Christine Fréchette a changé d'idée, elle aussi.
Moi, je pense que c'est sain aussi, là, de voir que le monde évolue et qu'on a besoin
d'être plus autonomes d'un point de vue énergétique au Québec.
Journaliste
: ...La
Peltrie, je comprends que c'est réglé, mais je comprends aussi... ou je me
souviens que vous aviez flirté avec l'idée de vous présenter dans ce comté-là.
Je pense que c'est... quand l'affaire SAAQclic, là, tu sais, vous aviez lancé
un défi à M. Caire.Là, c'est réglé. Où est-ce que vous allez vous présenter?
M. Duhaime (Éric) : Je vais
vous répéter ce que j'ai dit depuis des mois, je vais me présenter dans la grande
région de Québec, puis je regarde trois circonscriptions, en particulier dans
le milieu un peu plus rural.
Journaliste
: ...
M. Duhaime (Éric) : Bien, je
pense que tout le monde, vous les avez mentionnés, là, ce n'est pas... ce n'est
pas nouveau, je l'ai... Ça aussi, je l'ai dit, là, c'est Bellechasse,
Beauce-Nord, Portneuf.
Journaliste
: ...des
échanges avec M. Provençal?
M. Duhaime (Éric) : J'ai
toujours eu des échanges avec M. Provençal. Lui-même en a déjà parlé
publiquement, là. Ce n'est pas un secret qu'on se parle régulièrement.
Journaliste
: ...est-ce
que vous avez eu... dans ces comtés-là, est-ce que vous avez eu des échanges
avec eux? Est-ce que c'est des... des députés, par exemple, qui pourraient
éventuellement, s'ils ne se représentent pas, vous appuyer ou vous aider à
faire campagne?
M. Duhaime (Éric) : Il
faudrait leur demander à eux, là. Moi, je ne ferai pas de grande annonce ici
aujourd'hui, là, je n'ai pas... Mais ce n'est pas... ce n'est pas le facteur
qui va déterminer l'endroit où je vais me présenter, si c'est ça, votre
question.
Journaliste
: ...vous
avez dit tantôt, Mme Blanchette Vézina ne va pas commencer à faire campagne le
3 octobre, là. Tu sais, il y a une volonté de commencer la campagne assez
tôt. Vous... vous ne l'avez pas pour vous-même? Vous n'avez pas hâte de
recommencer le porte-à-porte?
M. Duhaime (Éric) : Bien,
moi, je suis déjà... moi, je dis déjà que je vais être candidat conservateur.
Là, il y a... J'espère que vous ne doutez pas de ça, là. Je... j'espère que je
ne vous apprends pas ça ce matin, là, mais...
Journaliste
: Vous
n'êtes pas pressé d'aller rencontrer les gens, de commencer le porte-à-porte,
etc.?
M. Duhaime (Éric) : Bien, je
vais dans tous les... Tu sais, quand tu es chef, là, tu es dans
125 comtés, on va se le dire franchement. Regardez, hier, j'étais dans
la... j'étais dans La Peltrie. Puis on va se promener, en fin de semaine, il va
y avoir toutes sortes d'activités. Maïté va même être à la manifestation, là,
samedi, contre la coupe des arbres sur René-Lévesque, ici, à Québec. Donc,
on... tu sais, on fait campagne. On est en campagne activement. Mais le fait
d'être dans une circonscription ou un autre, vous savez comme moi que les
chefs, on ne fait pas des campagnes sans... tous les jours dans notre comté,
parce qu'on a... on a 125 comtés à couvrir.
Journaliste : ...confirme
aujourd'hui qu'il ne se représente pas. Vous n'avez pas toujours été tendre.
Vous le connaissez de longue date. Qu'est-ce que vous retenez de son passage?
M. Duhaime (Éric) : Une
grande déception. Puis Éric Caire, c'est quelqu'un effectivement que j'ai
côtoyé de proche à l'ADQ, pour qui j'avais beaucoup d'estime. J'ai même voté
pour lui dans une course à la direction du parti. Et je ne comprends pas
qu'est-ce qui s'est passé. J'ai de la difficulté à saisir pourquoi il n'a pas
eu le courage, au moment où il a réalisé que le troisième lien, il s'était fait
rouler dans la farine, de se tenir debout pour ses électeurs, puis pourquoi il
a choisi de défendre des décisions injustifiables. Pour moi, c'est malheureux,
mais ça va marquer sa carrière politique. Puis autant il avait une... Tu sais,
il a quand même eu un grand succès au départ, là. Rappelez-vous qu'Éric Caire
c'était un des grands députés de l'ADQ, puis même au début de la CAQ, puis
on... tu sais, ça finit aujourd'hui un peu sur un «flat», là, puis je trouve ça
triste pour lui, mais en même temps, j'ai eu de la difficulté à avoir de la
sympathie.
Le Modérateur : ...
M. Duhaime (Éric) : Pas
d'anglo.
Mme Blanchette Vézina : Il n'y
a pas d'anglo. Merci.
M. Duhaime (Éric) : Bien,
merci beaucoup.
(Fin à 9 h 21)