(Huit heures quarante-trois minutes)
M. Fontecilla : Bonjour, tout
le monde. Aujourd'hui, c'est le début des consultations du PL n° 20, qui
vise principalement à pénaliser des locataires qui demeurent dans des
coopératives d'habitation qui gagnent légèrement plus que le revenu médian.
Comme plusieurs autres groupes actifs dans le milieu du logement social et
communautaire, nous demandons le retrait de ces dispositions législatives qui
sont très controversées... et profiter plutôt de la présentation d'un projet de
loi pour légiférer sur des aspects vraiment importants afin de protéger
l'ensemble des locataires des abus de la spéculation immobilière.
Ce projet de loi viendra fragiliser grandement
le modèle des coopératives d'habitation et le modèle des OSBL d'habitation. Il
s'attaque au coeur du modèle coopératif et des OSBL, qui sont la mixité
sociale, quelque chose que, vraiment, la ministre de l'Habitation n'a toujours
pas compris, alors qu'on doit justement consolider ce modèle afin qu'il puisse
offrir davantage de logements à l'abri du marché spéculatif.
Ce projet de loi vient cacher l'inaction
de la CAQ en matière de création de logements communautaires. On est en train
de légiférer sur des détails, des aspects qui sont nettement moins importants à
l'heure de mettre le paquet sur la création de nouveaux logements afin de
finalement résoudre la crise du logement. Et il vise à inciter des locataires à
partir d'un modèle qui a permis l'amélioration concrète de leur niveau de vie à
travers les années au lieu de créer davantage de logements et mieux protéger
les locataires des pratiques spéculatives.
M. Cliche-Rivard : Merci,
Andrés. Bonjour, tout le monde. Ce matin, je vais vous parler de lutte contre
les surdoses. Vous avez vu le papier, dans Le Devoir, avec Spectre
de rue, là, qui... dans Centre-Sud, à Montréal, qui va devoir fermer des heures
d'ouverture, ce qui est une très, très mauvaise nouvelle. Écoutez, ces services-là
sont essentiels pour une meilleure cohabitation dans nos quartiers, là. Dit
très simplement : Si les gens ne consomment pas à l'intérieur, ils vont
consommer à l'extérieur, puis quand ils consomment à l'extérieur, bien, tout ça
crée davantage d'enjeux de cohabitation.
Je veux quand même rappeler que ces
organismes-là sauvent des vies, là. Au Québec, c'est deux personnes par jour
qui meurent d'une surdose. C'est énorme, c'est plus que les accidents de la
route. Puis on a travaillé, la session dernière, de manière quand même assez
collaborative et transpartisane, sur un projet de loi, le projet de loi n° 103,
qui permettait un meilleur encadrement des ressources, puis là on voit que la
ministre coupe dans le financement. Là, vraiment, je ne suis pas, là, je ne saisis
pas, là. On avait justement mis de l'avant ces ressources-là pour améliorer la
cohabitation dans nos quartiers et là on réduit les heures de service, ce qui
va entacher et rendre encore plus difficile la cohabitation.
Donc, vraisemblablement, la ministre fait
fausse route, elle doit se raviser sans délai. Il faut que les heures soient
prolongées, il ne faut certainement pas couper dans les heures d'ouverture de
ces ressources-là.
En terminant, je voulais revenir sur le
dossier de la vente des boissons énergisantes chez les mineurs. Je vous en ai
parlé, là, la semaine passée. Vous le savez, j'accompagne les parents du
malheureusement décédé Zachary Miron, 15 ans, qui, en 2024 est mort de l'interaction
entre une canette de Redbull et son médicament. Les parents se mobilisent, puis
on a réussi à obtenir une rencontre avec la ministre de la Santé la semaine
prochaine, où ils vont faire part de leur cause, de leur mobilisation puis de
leur combat. Puis j'espère pouvoir... qu'on puisse convaincre la ministre,
ensemble, de faire un beau geste quand même transpartisan d'ici la fin de la
session.
Il y a déjà près de 10 000 signatures
en une semaine, là, sur la pétition. Les Québécois et les Québécoises ne sont
pas d'accord à ce que des jeunes, là, qui finissent le secondaire, à 12, 13 ans,
là, ils s'en vont au Couche-Tard du coin, vont s'acheter deux, trois canettes
puis sont là-dessus sans supervision. Le monde trouve que ça n'a pas de bon
sens. Puis j'ai parlé à la ministre de la Santé en crédits, la semaine passée,
qui m'a dit qu'elle aussi, comme mère de famille, elle trouvait que ça n'avait
pas de bon sens que des jeunes soient capables d'aller s'acheter ça en vente
libre. Ça fait que je pense qu'on pourrait faire un beau geste positif tous
ensemble d'ici la fin de la session, donner sens aussi au combat des... puis à
la mobilisation des parents, puis encadrer ensemble la vente de ces boissons-là
aux moins de 16 ans, voire aux 18 ans, là. Moi, je suis assez ouvert
sur où est-ce qu'on établit la balise, mais c'est sûr qu'on a quelque chose à
faire de manière consensuelle. Ça fait que j'ai hâte de vous en reparler dès la
semaine prochaine.
Journaliste
: ...loi?
M. Cliche-Rivard : C'est une
question que je vais étudier puis que je vais regarder avec la ministre
Bélanger, là. J'attends des analyses légales. Ce qui est certain, c'est que, si
on devait y aller avec un projet de loi, moi, je pourrais être prêt rapidement,
je pense qu'on pourrait adopter ça assez simplement, en un, deux, trois aussi.
Je n'ai pas dit que c'est là qu'on s'en allait encore, là, je veux entendre l'ouverture
ou voir où est-ce que la ministre se situe. Est-ce que... Moi, en amont, ce que
j'ai soumis, c'est un mandat d'initiative, là, ça a été couvert notamment par
Radio-Canada. Est-ce qu'on peut s'asseoir un après-midi, là, avec les
spécialistes, ce n'est pas long, là, un d'initiative, puis arriver avec des
conclusions? Je pense qu'on peut entendre trois, quatre, cinq spécialistes, un
après-midi, puis on se dit ensemble qu'est-ce qu'on fait, quel engagement qu'on
prend. Puis, bien, si le consensus, il est là puis qu'on est capables d'adopter
une loi rapidement, faisons-le.
Je pense que... Il y a un rapport qui dort
depuis 2023, là. Le gouvernement sait exactement là où on doit s'en aller, mais
la mobilisation sur ce dossier-là, elle roule depuis le début des années 2010,
là, ça fait 15 ans qu'on parle de ça, du meilleur contrôle chez les
mineurs. Ça fait que, je veux dire, pourquoi ne pas faire un beau geste? Je
sais que les libéraux sont ouverts, là, ils ont déjà pris position là-dessus
dans le passé. Je n'ai pas la position du PQ, peut-être que ça serait
intéressant de l'avoir dans les prochains jours, mais je pense qu'il y a du
chemin à faire. Puis un beau geste transpartisan de fin de session, ça me
semblerait possible. Je l'espère.
Journaliste
: ...motion
aujourd'hui... Veux-tu y aller?
Journaliste : Bien, j'étais
juste curieuse. Pourquoi, justement? Ça fait quand même un bout, là, qu'on
parle des dangers associés à ça, le... Ça n'a pas l'air si compliqué que ça à entendre,
il y a... C'est quoi, votre constat?
M. Cliche-Rivard : Il faut
vraiment poser la question au gouvernement, là. Moi, je vois... Puis, tu sais,
on a mis une capsule en ligne, la semaine passée, avec les parents de Zachary,
les commentaires sont extraordinaires, là, les gens sont tous unanimes à l'effet
que ça n'a juste pas de bon sens. Puis ça, c'est juste pour les jeunes, sans
parler de l'interaction en plus avec la médication, là, qui en rajoute une
couche par-dessus, mais juste pour les jeunes en général, tachycardie,
hypertension, tout ce que ça peut causer comme effets chez des gens de 12, 13 ans.
J'ai peine le croire ou... à comprendre. La Santé publique, par ailleurs, s'est
montrée ouverte. En fait, elle est favorable à un contrôle puis à une
limitation.
Ça fait que, là, moi, là, je lance votre
question au gouvernement, là. Allez-y, allez les questionner à savoir qu'est-ce
qui... qu'est-ce qui est si difficile que ça. Radio-Canada avait obtenu une
rencontre avec la ministre et la directrice nationale de la santé publique,
puis on semblait tergiverser, mais on ne sait pas pourquoi, on a de la misère à
comprendre. Ça fait que moi, je ne ferai pas de spéculations aujourd'hui, là, à
savoir qu'est-ce qui fait qu'on n'est pas capables d'y aller. Moi, je vois
plutôt une opportunité, je vois plutôt qu'on est capables de le faire. On a une
nouvelle ministre de la Santé. C'était-tu une question de l'ancien ministre?
Moi, je ne sais pas. Est-ce que Mme Bélanger veut montrer un leadership puis avancer
puis qu'on soit capables de faire de quoi de beau ensemble? Pourquoi pas?
Tout à l'heure, aujourd'hui, là, je vais
mettre aussi en ligne une vidéo avec les amis de Zachary Miron, qui plaident,
finalement, pour qu'on bouge, parce que, bien, ils le disent dans leur vidéo,
si cette loi-là avait été appliquée, bien, leur ami serait encore là,
probablement, aujourd'hui avec eux. Puis c'est assez touchant comme vidéo, puis
ils appellent les gens à voter puis à... pas à voter, mais à signer pour la
pétition, pour qu'on soit nombreux à montrer le consensus. Ça fait que je vous
inviterai aussi à regarder ça. C'est une parole poignante, une prise de parole
poignante de jeunes qui se disent que, bien, leur chum, il pourrait encore être
avec eux si on avait bougé.
Journaliste : ...la motion
pour demander la démission de Michael Rousseau? Puis ça donnerait quoi? Parce
que le Parti québécois, comme parti indépendantiste, dit : Bien, ça ne
donne rien, il faut faire l'indépendance, il n'y a pas de raison de demander
une démission.
M. Cliche-Rivard : Je ne
remets pas en question qu'il faut faire l'indépendance, au contraire, il
faut... il faut faire ça rapidement. Ceci dit, d'ici là, on... il faut qu'on
agisse, là, d'ici là, il faut qu'on prenne des positions. Ça fait que, oui,
très certainement. Nous autres, on l'avait demandée dès 2021, puis on l'a
appuyée hier aussi par déclaration de nos deux porte-parole, je pense, qui sont
sortis là-dessus, Sol Zanetti et Ruba Ghazal. Donc, véritablement, c'est sûr que,
oui, on va être de cet avis-là.
Je peine à comprendre, là, que M. Rousseau
ne comprenne pas le message. Encore aujourd'hui, un message d'excuse mais qui
est à l'écrit, pas capable de le faire en français, pas capable de se rétracter
ou de s'excuser en français. Moi, j'invite Jean-François Roberge à lui envoyer
une lettre d'inscription à Francisation Québec. Je pense que ça pourrait être
quelque chose de positif.
Journaliste
: ...la
position du PQ de s'abstenir?
M. Cliche-Rivard : J'ai de la
misère à la comprendre, là. Je veux dire, ça semble être tellement unanime.
Puis je ne pense même pas que c'est une opposition ferme, là, dans le sens où
il semble être d'accord avec le principe. Donc, rendu là, je veux dire, le PQ
se gouverne comme il veut se gouverner.
Journaliste : ...de vous
indigner, comme dit le PQ?
M. Cliche-Rivard : Bien...
pas question de faire semblant de s'indigner, on est indignés. Ça n'a pas de
maudit bon sens, cette affaire-là. Je veux dire, il y a un Québécois qui est
mort, il y a de la famille, il y a des... il y a des proches, des Québécois qui
sont endeuillés dans cette affaire-là, puis on n'est encore pas capable, après
cinq ans, de s'exprimer, là, de la part de M. Rousseau. Je veux dire, ça démontre
un mépris, ça démontre une méconnaissance, un non-intérêt, un désintérêt
complet envers la culture puis la langue québécoises, le français. Puis, M.
Rousseau, bien, je veux dire, il n'est pas à sa place, il n'est
vraisemblablement pas à sa place. Puis là, bien, l'unanimité des gens... je
veux dire, ce n'est pas juste Québec solidaire, là, vous l'avez dit, puis vous
allez voir la motion tantôt, je veux dire, on est... on est tous d'accord. Ça
fait que, non, non, il n'y a pas... Sur le français, de toute façon, il n'y a
jamais de fausse indignation, là. Je veux dire, la pérennité du français, la
défense du français, on en sera pour toujours. Donc, c'est... c'est un
sentiment très, très réel et profond, là.
Journaliste : ...parce que,
là, on s'indigne, on demande sa démission, il dit qu'il ne démissionnera pas.
Donc, c'est quoi, la prochaine étape?
M. Cliche-Rivard : Je...
C'est une bonne question, là. Je veux dire, moi, je pense que... je veux dire,
le désintérêt, il a été... il sera marqué, il sera clair de sa part. Son
non-intention de faire mieux en français me semble limpide. Pour moi... je ne
veux pas dire «case closed», là, dans la mesure où, je veux dire, s'il y a des
actions qui doivent être prises au CA... Il y a quand même deux francophones
sur ce CA-là, qui vont avoir des choses à dire. Il y a 600, 700 plaintes
au Commissariat des langues officielles. Je veux dire, il y aura des suites,
là, avec les outils, les... qui sont là. Mais, je veux dire, pour moi, là, du
moment où l'Assemblée nationale voterait une motion unanime, on... comme peuple
québécois, on s'est exprimés, là.
Journaliste : Le président du
CA vit à Londres puis il est d'origine danoise. Pensez-vous qu'il a la
sensibilité, n'est-ce pas, de comprendre l'outrage que son président fait aux
Québécois?
M. Cliche-Rivard : C'est une
bonne question, là. Je vais être transparent, je n'ai pas connaissance
personnelle de ce personnage-là.
Journaliste : ...
M. Cliche-Rivard : Bon.On
peut... On peut venir d'ailleurs puis avoir une grande sensibilité pour la
culture, être un francophile, je veux dire, je ne fais pas... tu sais, le lien
entre les deux, là, je ne connais pas le personnage. Ça fait qu'au besoin on
vous reviendra aujourd'hui, là. Je veux juste être sûr, puis c'est important,
là, de ne pas condamner les gens sans qu'on ait des informations probantes puis
réelles. Ça fait que, je veux dire, je vous entends sur ce que vous dites, mais
on vous reviendra au besoin aujourd'hui, là. La position est sur M. Rousseau.
Journaliste : ...une adoption
unanime de la motion va envoyer un message fort. Si le PQ s'abstient, est-ce
que ça vient diluer ce message-là, ça envoie un mauvais message?
M. Cliche-Rivard : Bien,
procéduralement parlant, une motion adoptée est adoptée, puis, s'il n'y a pas
de vote contre, c'est une motion unanime, là. Donc, soyons quand même clairs
sur : une motion qui est adoptée à l'Assemblée nationale est adoptée.
Sinon, dès qu'une personne en Chambre se lève pour dire non, ce n'est pas adopté.
C'est de même ça marche.
Après, je peine vraiment à comprendre
pourquoi, là, on semble... C'est quoi, l'objectif, finalement, du Parti
québécois dans ça? Je veux dire, j'entends, là, qu'ils disent que, là, on parle
de ça pendant deux jours, je peux comprendre un petit peu ou me mettre dans la
symbolique de ce qu'ils disent. Ceci dit, là, on a la déclaration ou la chance
de voter quelque chose tous ensemble, tous les partis représentés à
l'Assemblée. Je ne comprends pas pourquoi les deux s'opposent, là. Je ne
comprends pas pourquoi on ne pourrait pas voter pour puis, en même temps, faire
les... les mêmes arguments qu'ils doivent faire. Je ne pense pas que ça
l'affaiblit, parce qu'on va la voter unanimement. Ça va être une déclaration de
l'Assemblée. S'ils votaient...
Journaliste
: ...des
abstentions.
M. Cliche-Rivard : ...une
autre discussion, là, je vais être clair, là, il est arrivé des abstentions,
mais on a voté des motions unanimes. Puis, pour la postérité, ce qui va rester,
c'est que c'est une motion de l'Assemblée. Mais là, après ça, pour vrai,
qu'est-ce qui les empêche de voter pour? Honnêtement, là, si ce n'est qu'une
déclaration de principe à l'effet qu'on serait mieux de sortir du Canada,
certes, on est d'accord, mais en quoi ça, ça les empêche de... de voter pour?
Là, je vous invite à... Là, je pense que vous leur avez déjà posé la question,
puis peut-être qu'ils vont se raviser dans les prochaines minutes, là. Je ne
sais pas comment qu'ils vont se coordonner, mais ce que je vois, moi, c'est un
message probable, là. On... on verra les motions des autres puis les votes des
autres, mais, unanime de l'Assemblée, un vote pour, là.
Journaliste : ...sur la
politique gouvernementale des soins, des services de première ligne. On apprend
dans Le Devoir, ce matin, que le ministère propose de rattacher chaque
Québécois à un territoire pour qu'il reçoive des soins près de chez lui. Pour,
contre, abstention?
M. Cliche-Rivard : Rattacher
puis que les gens soient soignés chez eux, tant mieux. Tu sais, c'est
l'historique du modèle CLSC au final puis de la gestion communautaire. Après,
il faut que les décisions puissent se prendre localement aussi. On a vu que
Santé Québec a comme centralisé la prise décisionnelle puis que là, il y a
une... une équation claire entre les services qui sont donnés sur la
population, les besoins, puis les... les régions. Donc, oui.
Ceci dit, d'être affilié à un milieu de
soins où il n'y a pas de soins, ça ne va pas gérer grand-chose pour bien du
monde. Ça fait que la question primaire, c'est la meilleure accès... le
meilleur accès à des soins de première ligne. Ça fait qu'on se dit «on rattache
tout le monde dans des régions», certes, mais encore faut-il qu'il y ait une
disponibilité, parce que là, le monde appelle sur le GAP, ils se font dire
qu'il n'y a pas de rendez-vous. Le monde essaie d'avoir un médecin de famille,
ils se font dire qu'il n'y en a pas. Ça fait que, je veux dire, là, on est en
train de jouer au domino, là, puis à essayer de déplacer... ou au Tetris,
admettons, là, on déplace des gens de... de colonne, mais finalement la réelle
problématique, c'est l'accès aux services, l'accès aux soins.
Vous avez vu le Collège des médecins
sortir aussi en disant : Là, ce n'est pas parce qu'on fait une affiliation
qu'il y a nécessairement des garanties de soins. Le Collège des médecins l'a
enfin dit, là, ce qu'on s'exhorte à dire depuis trois semaines et que le
gouvernement nie, là. Encore, M. Legault, hier, disait : On a envoyé,
on a inscrit 300 000... J'oublie le chiffre, là, ils doivent se rendre à
500 000. Mais ces gens là, à part recevoir une lettre dans leur boîte
postale, il n'y a aucune garantie d'accès, de soins puis de services. Ça fait
qu'à cela ne tienne, M. Legault pourrait envoyer
1 500 000 lettres, là, puis il pourrait n'y avoir plus aucun
orphelin au Québec, ça ne changerait rien sur l'accès. Ça fait qu'il faut
clairement qu'il y ait des soins.
Puis là le Collège des médecins est venu
nous dire : Attention, d'affilier du monde dirait en collectif, alors
qu'il devrait passer en affiliation individuelle, vous allez violer votre code
d'éthique, malgré ce que dit Québec. Ça fait qu'indirectement le Collège des
médecins vient dire à Québec : Arrêtez d'inciter nos membres à violer
leurs obligations déontologiques. C'est assez grave, là, le rappel à l'ordre du
Collège des médecins.
Journaliste
: ...du
lest que le gouvernement compte laisser à Glencore dans le dossier de la
fonderie Horne?
M. Cliche-Rivard : Là dessus,
nous, ce qui nous a vraiment... Bien, il y a deux affaires, hein? Il y a le
comment. On arrive là sans consultation préalable dans un projet de loi où il y
a des amendements qui sont glissés à l'intérieur d'une... d'un autre processus.
Là, on débusque ça grâce à la Santé publique, hein, puis grâce à ceux qui
ont... aux sonneurs d'alerte qui ont dit : Ça n'a pas de bon sens, cette
affaire-là. Et là on apprend par ailleurs, sur les lettres de santé publique
qu'eux autres, ne sont véritablement pas d'accord, qu'ils ont fait les analyses
qui disent que la santé et la sécurité des gens, notamment des enfants, est mise
en péril par ces reports-là. Ça fait que moi, je... Véritablement de savoir que
la santé publique monte aux barricades puis que le gouvernement ne fait rien,
je suis... ou, au contraire, va de l'avant, je suis consterné. Vous avez
entendu ma collègue Alejandra Zaga Mendez en commission, hier, poser l'éventail
de questions disponibles. Mais le gouvernement va de l'avant.
La question qu'on avait mise de l'avant,
c'était de chercher un équilibre, parce qu'on veut pousser pour le maintien des
emplois tout en protégeant et en assurant la sécurité des enfants puis du
public. Là, véritablement, de l'aveu puis de l'avis même de la santé publique,
on n'est pas à l'équilibre, là. Là, on a donné à Glencore ce qu'il voulait,
sans concessions suffisantes sur les normes environnementales, puis ils ont
gagné sur toute la ligne. Donc, moi, je pense que ce deal-là est très loin de
l'équilibre recherché puis demandé par les gens de Rouyn et par la Santé
publique.
Journaliste
: ...réel
de fermeture?
M. Cliche-Rivard : Bien, le
même jeu, il se joue depuis... depuis longtemps, mais il y a des risques réels
de décès aussi, il y a des risques réels de cancer, il y a des risques réels
avérés par la science d'enfants qui ont... qui ont des comorbidités puis qui...
qui souffrent. Donc, je le redis, là, moi, je... je souhaite ardemment qu'on
trouve l'équilibre puis qu'on maintienne ces emplois-là. C'est déterminant pour
la région.
Mais là, véritablement, sur une échelle de
0 à 100, là, c'était demandé 100, on leur a donné 98 du 100 qu'ils
demandaient, là. Je ne pense pas qu'on ait véritablement à aller sur
l'équilibre. Puis, de voir une sortie de santé publique, qui est neutre, là,
puis qui nous dit : Attention, je lève d'énormes drapeaux rouges, parce
que là, on repousse en avant encore pendant... jusqu'à 33, là, je n'ai pas les
dates exactes, mais ces dispositions-là, ça pose de graves questions.
Il y a toute la question aussi d'en dehors
de Glencore, il y a plusieurs autres réglementations qui sont repoussées, des
certificats qui apparaissent, des autorisations temporaires. Il y a toute la question
du reste, là. Donc, moi, je m'explique mal... Puis je reviens au comment. En
fin de parcours d'un projet de loi, sans consultations préalables, on arrive
avec des amendements qui sont substantiels puis qui ont des impacts graves pour
des gens puis là on se dit : Bien oui, tout va bien, adoptons ça
rapidement. Je... D'un point de vue démocratique, ça soulève beaucoup de
questions.
Le Modérateur
: On va
passer en anglais.
Journaliste
:What would you say to people in the rest of Canada, that... Anglophones
that believe that Québec is exaggerating in the case of Rousseau, because, now,
he has apologized and he... he highlighted the fact that he... that he's taken
a French courses and he tries to improve? So, what do you say to them, with
this motion coming up, that you will support?
M.
Cliche-Rivard :
I believe Mr. Rousseau had many chances, and he had many occasions
to demonstrate the seriousness of his French learning. He failed again to do
so, and again, this morning, has written a message in French, incapable of
publicly speaking to his words, I think, says a lot again this morning. So, I
mean, for me, it's too little, too late. He did not show the respect that Quebeckers are clearly requesting and... or
deserve to reserve. And it's too little, too late for Mr. Rousseau.
Journaliste :
Some other businessmen, business
people, anglophones in Québec, they do speak French. There are many examples.
Mitch Garber is one of them. What... you know, what's left, what's next?
Because everything has been said from the board of directors and Mr. Rousseau
himself. It's not going to change.
M.
Cliche-Rivard :
Well, I mean, for Québec solidaire, it's very clear. I mean, Québec's destiny reposes on Quebeckers, and we should go forward with
being independent, and we shouldn't have to bother with Mr. Rousseau not caring
about the French language. What's going to happen next is very clear. There's
some inquiries that are being held by the Commissionary on both national
official languages. There's also the board that's going to meet within the next
days or weeks to address these issues, so... And I'm hoping the federal
Government is enough sensible to understand that this can't stand, and that Mr.
Carney will also take the appropriate position. I mean, if he's not, then he's
sending a clear message to Quebeckers at the same time.
Journaliste :
...think he was the one who wrote the
French message?
M.
Cliche-Rivard :
I... I don't know. But how... how come is he incapable of verbally
addressing Quebeckers? I mean, a written apology is nothing close to a formal
apology. I mean, it's... when I do apologize to someone, am I sending him a
text message on my phone saying I'm sorry for what happened or am I adult
enough to call them and publicly speak about what I'm feeling and... and ask
for forgiveness? I mean, what Mr. Rousseau said and done is similar to sending
a text message, versus being capable of taking the phone and taking a minute
to... to publicly speak to Quebeckers, and, to me, it confirms that he's not
capable enough to hold those sentences and those... this message in French.
(Fin à 9 h 03)